Les ministres des Affaires étrangères des États membres ont adopté, lundi 25 janvier, des conclusions du Conseil de l’Union européenne relatives à la diplomatie climatique et énergétique de l’UE. Ils y appellent en particulier à une élimination progressive, à l’échelle mondiale, des subventions aux combustibles fossiles ainsi que du charbon dans la production d’énergie avec, dans un premier temps, l’arrêt immédiat de tout financement de nouvelles infrastructures charbonnières dans les pays tiers.
Comme précédemment détaillées dans nos lignes (EUROPE 12642/5), ces conclusions diffèrent quelque peu des versions des années précédentes, du fait qu’elles mettent fortement l’accent sur la diplomatie énergétique.
« Nous sommes parfaitement conscients que nous avançons vers la fin de l’ère des combustibles fossiles (et) que nous devons gérer la transition énergétique », a ainsi déclaré le Haut Représentant de l’Union, Josep Borrell, à l’issue de la réunion, tout en soulignant l’importance du soutien à l’Afrique, dont la consommation d’énergie sera forcément amenée à augmenter.
Reconnaissant que l’action mondiale en faveur du climat est encore insuffisante pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et de l’agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable, les conclusions du Conseil invitent tous les partenaires de l’UE à renforcer leur ambition dans ces domaines.
En ce qui concerne sa diplomatie énergétique, l’UE aura pour objectif premier d’accélérer la transition énergétique mondiale, indique le document.
Pour ce faire, l’Union découragera notamment tout nouvel investissement dans les combustibles fossiles dans les pays tiers, à moins qu’il ne soit aligné sur une trajectoire ambitieuse de neutralité climatique, et promouvra l’efficacité énergétique et les technologies renouvelables.
En outre, les conclusions soulignent la nécessité de renforcer et de généraliser les travaux sur le lien entre le changement climatique et la sécurité et la défense.
Par ailleurs, les ministres ont également convenu avec leur homologue japonais, Toshimitsu Motegi, de chercher à développer une 'alliance verte' entre l’UE et le Japon afin d’accélérer leur action en matière de climat et de transition verte, s’est félicité M. Borrell.
Voir les conclusions du Conseil : https://bit.ly/39dJ4RA (Damien Genicot)