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Bulletin Quotidien Europe N° 12642
ACTION EXTÉRIEURE / Climat

Les États membres de l'UE pourraient appeler à une élimination du charbon à l’échelle mondiale

Au cours de leur prochaine réunion, lundi 25 janvier, les ministres des Affaires étrangères des États membres pourraient appeler à une élimination progressive, à l’échelle mondiale, du charbon et des subventions aux combustibles fossiles, selon un projet de conclusions du Conseil de l’Union européenne relatif à la diplomatie climatique et énergétique.

« L’UE appelle à une suppression progressive, à l’échelle mondiale, des subventions aux combustibles fossiles qui nuisent à l’environnement, selon un calendrier précis », ainsi qu’à « la suppression progressive du charbon dans la production d’énergie et dans un premier temps – l’arrêt immédiat de tout financement de nouvelles infrastructures charbonnières dans les pays tiers », indique ainsi le paragraphe 12 du document obtenu par EUROPE.

On peut également y lire que : « La diplomatie énergétique de l’UE découragera tout nouvel investissement dans des projets d’infrastructures énergétiques basés sur les combustibles fossiles dans les pays tiers, à moins qu’ils ne soient pleinement compatibles avec une voie ambitieuse et clairement définie vers la neutralité climatique ».

Alors qu’il vient d’être discuté par les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE (Coreper), vendredi 22 janvier, ce projet de conclusions devrait être adopté par les ministres, lundi (EUROPE 12642/2). Ces derniers pourraient néanmoins décider d’apporter des modifications de dernière minute (la Présidence portugaise du Conseil aurait d'ailleurs déjà proposé une nouvelle version du texte, laissant une partie du paragraphe 12 entre parenthèses).

Le document, en particulier le paragraphe 12, a en effet suscité quelques divisions, empêchant le Comité politique et de sécurité du Conseil de parvenir à un accord lors de sa réunion du 20 janvier.

« Les ministres ont toujours le dernier mot », a rappelé de son côté un diplomate européen, vendredi, tout en estimant le texte bien négocié, complet et ambitieux.

Lier diplomatie climatique et énergétique

Selon lui, il était important que les conclusions du Conseil portent sur la diplomatie non seulement climatique (comme c’est le cas chaque année), mais aussi énergétique, étant donné que la transition énergétique va nécessairement « créer des tensions » qu’il faut anticiper.

Outre les points abordés au paragraphe 12, le projet de conclusions indique ainsi que la diplomatie de l’UE encouragera l’efficacité énergétique, le déploiement de technologies sûres et durables à faible teneur en carbone, l’adoption et l’intégration croissante des énergies renouvelables ainsi que les normes les plus élevées en matière d’environnement, de sûreté nucléaire et de transparence.

La diplomatique énergétique européenne soutiendra également les processus de réforme des organisations, organismes et initiatives internationaux dans le domaine de l’énergie, souligne le texte, en mentionnant le « besoin urgent de progresser dans les négociations pour la modernisation du traité sur la Charte de l’énergie ».

Concernant l’hydrogène, le document appelle à approfondir la coopération internationale « afin de renforcer les efforts visant à produire et à permettre l’importation d’hydrogène renouvelable en particulier ».

Enfin, le texte souligne que « l’UE veillera à ce que sa politique commerciale et ses accords commerciaux soient conformes à son ambition climatique ».

Voir le projet de conclusions : http://bit.ly/2Y452Qy (Damien Genicot avec Camille-Cerise Gessant)

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