Le ministre portugais de l'Éducation, Tiago Brandão Rodrigues, a indiqué, vendredi 22 janvier, qu'une enveloppe de « 500 millions d'euros » provenant du plan de relance national dans le cadre du Plan de relance européen Next Generation EU serait consacrée à la numérisation du système éducatif (EUROPE 12631/2).
Parmi les investissements envisagés, M. Brandão Rodrigues a évoqué la réalisation d'infrastructures numériques, telles que l'Internet à très haut débit, ainsi que « la formation continue » du personnel éducatif, en réponse à une question d'EUROPE à l'issue de la réunion informelle des ministres européens de l'Éducation.
Son homologue à la Science et à la Technologie, Manuel Heitor, a ajouté que des investissements permettront également d'améliorer les compétences numériques dans les entreprises, d'augmenter le nombre d'étudiants dans les filières scientifiques, d'ingénieurs, artistiques et mathématiques (STEAM), notamment via la construction de logements étudiants. Il a également souligné l'importance de créer des « synergies » entre la manne financière découlant de Next Generation EU et d'autres instruments financiers de l'UE comme les programmes Horizon Europe et Europe numérique.
Le commissaire européen à l’Emploi et aux Droits sociaux, Nicolas Schmit, a estimé que le plan de relance portugais allait « dans la bonne direction ». Les plans nationaux doivent consacrer 20% de leur enveloppe budgétaire respective à la transformation numérique, a-t-il relevé. Selon lui, les investissements à réaliser ne devraient pas viser uniquement les machines ou les technologies, mais, « en premier lieu, les travailleurs », qui devront se doter des compétences suffisantes pour utiliser ces machines ou ces technologies.
« 44% de la population active dans l'UE présente des carences dans les compétences numériques de base, alors que 90% des emplois requièrent de telles compétences », a fait valoir le commissaire.
Et de souligner aussi l'importance du 'Pacte européen sur les compétences' lancé en novembre 2020 (EUROPE 12518/1). (Mathieu Bion)