Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a plaidé, lundi 25 janvier, pour la poursuite de l’élan positif avec la Turquie, quelques jours après la visite à Bruxelles du chef de la diplomatie turque, Mevlüt Çavuşoğlu. (EUROPE 12641/17).
Selon M. Borrell, le Conseil des Affaires étrangères a réaffirmé l’importance d’être engagé avec la Turquie afin de progresser dans un dialogue et une coopération consolidés. « Aujourd’hui, les irritations qui ont empoisonné la vie l’été et l’automne dernier se sont arrêtées », s’est félicité le Haut Représentant, rappelant qu’il n’y avait plus de bateaux turcs dans les zones économiques exclusives grecque et chypriote ni d’activités de forage. «Nous nous sommes mis d’accord pour que chaque partie garde cet élan et l’utilise afin d’essayer d’atteindre des accords », a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie européenne a rappelé que, le jour même, des discussions s’étaient tenues entre la Grèce et la Turquie et a espéré que, d’ici la mi ou la fin février, des discussions sur la résolution du problème chypriote puissent reprendre. M. Borrell a ajouté que l’UE était prête à être invitée en tant qu’observatrice de ces pourparlers, comme lors du dernier cycle de négociations.
Si la situation s’annonçait plus positive qu’en 2020, les ambassadeurs des États membres continueront à travailler, selon les dernières conclusions du Conseil européen. En décembre, celui-ci avait demandé l’adoption de sanctions en lien avec les activités illégales de forage en Méditerranée orientale.
M. Borrell a précisé que le travail technique continuait sur ce 'listing', qu’il n’était pas encore prêt, mais qu’il n’était pas mis de côté et que le travail continuait. Avec un apaisement des tensions, certains États membres, dont l’Allemagne, seraient moins enclins à adopter ces mesures. (Camille-Cerise Gessant)