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Bulletin Quotidien Europe N° 12641
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ACTION EXTÉRIEURE / Turquie

MM. Borrell et Çavuşoğlu plaident pour l’amélioration des relations bilatérales

Après une année 2020 « problématique en termes de relations bilatérales », comme l'a décrite le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Çavuşoğlu, les représentants européens et turcs veulent repartir sur de meilleures bases en 2021.

Lors de déclarations en amont de leur réunion à Bruxelles - qui a duré plus de deux heures et permis une discussion franche et cordiale selon le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) -, M. Çavuşoğlu et le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, ont plaidé pour une amélioration des relations.

Selon M. Borrell, cette rencontre est « un pas important dans la direction de la recherche d'un intérêt stratégique mutuel, du développement d'une relation de coopération et de réciprocité ancrée dans des valeurs et des principes communs ». La Turquie est un voisin important et nous voulons construire avec elle un « avenir commun et partagé », a-t-il ajouté.

« Il est important de créer une atmosphère plus positive et un agenda positif, mais afin que celui-ci soit durable, il faut des mesures concrètes des deux côtés », a ajouté M. Çavuşoğlu, venu à Bruxelles avec son cahier de doléances. Le ministre a souhaité que la réunion permette de discuter de la déclaration du 18 mars 2016 sur la migration, « qui devrait être révisée dans tous ses éléments », selon lui, mais aussi de l’organisation d’une conférence multilatérale sur la situation en Méditerranée orientale.

La question de la libéralisation des visas, la modernisation de l’Union douanière et « d’autres mesures concrètes qui bâtiront l’avenir des relations UE/Turquie ensemble » devraient aussi être abordées, selon lui.

Le Haut Représentant n’est pas, en tant que tel, revenu sur les relations bilatérales UE/Turquie, mettant davantage l'accent sur les sujets de tensions. Selon un communiqué du SEAE, la situation en Méditerranée orientale « est une pièce maîtresse des relations UE-Turquie ».

Il a qualifié de « pas dans la bonne direction » la reprise annoncée des entretiens exploratoires directs entre la Turquie et la Grèce, ajoutant que les efforts devaient être maintenus et les annonces traduites en actes. Il a ajouté que les efforts des Nations Unies pour une reprise des pourparlers de règlement de Chypre constituaient une autre étape importante, rappelant que l’UE était pleinement engagée à soutenir une reprise rapide de ces négociations.

« Nous souhaitons vivement voir une désescalade durable en Méditerranée orientale, mais aussi dans la région au sens large », a ajouté le Haut Représentant. 

Malgré des divergences en politique étrangère, M. Borrell s'est dit « sûr » que l’UE et la Turquie pourront s’engager davantage dans un dialogue de fond pour renforcer l'importance des processus politiques liés aux conflits régionaux, que ce soit en Libye, en Syrie ou dans le Haut-Karabakh.

M. Borrell n'a pas non plus omis de souligner les préoccupations de l’UE concernant la situation des droits de l’homme et de l’État de droit en Turquie (voir autre nouvelle).

Ce vendredi, M. Çavuşoğlu rencontrera le président du Conseil européen, Charles Michel. Ce dernier pourrait prochainement se rendre en Turquie avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l'invitation du président, Recep Tayyip Erdoğan. (Camille-Cerise Gessant)

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