Le Parlement européen a prôné, jeudi 21 janvier, des mesures de gestion des activités de pêche pour aider à ce qu'au moins 30% de la superficie marine de l’Union soit protégée, comme le stipule la stratégie de l'UE en matière de biodiversité (EUROPE 12639/13).
Les eurodéputés ont adopté (362 voix pour, 248 contre et 71 abstentions) le rapport de Caroline Roose (Verts/ALE, française) sur la pêche durable.
En adoptant un amendement, le PE suggère notamment, parmi les mesures, des zones de reconstitution des stocks de poissons et « des zones où les techniques de pêche et les activités économiques les plus destructrices seraient limitées ».
En adoptant un autre amendement, les députés évoquent l’incidence négative à long terme de certaines techniques de pêche - telles que les engins de fond et les dispositifs de concentration de poissons (DCP) - sur les stocks, la biodiversité marine et l’environnement marin.
Zones interdites de pêche. En adoptant de justesse (325 voix pour, 318 contre et 44 abstentions) un autre amendement issu de plusieurs groupes politiques (surtout S&D, Verts/ALE, La Gauche et certains députés du groupe Renew Europe), le PE demande même qu’un tiers des 30% (superficie marine à protéger), donc 10% des eaux européennes « bénéficie d’un niveau élevé de protection, y compris les zones où toutes les captures et toutes les activités économiques sont interdites (zones interdites de pêche) ». (Lionel Changeur)