La Commission européenne a rappelé, vendredi 18 décembre, l’importance de préserver la confidentialité des prix qu'elle négocie au nom de l'UE pour les achats groupés de vaccins anti-Covid-19, après une fuite involontaire émanant d'un membre du gouvernement belge.
La secrétaire belge d’État au Budget, Eva De Bleeker, avait en effet publié par mégarde, jeudi 17 décembre via Twitter, un tableau détaillant les prix des différents candidats vaccins des sociétés AstraZeneca, Johnson & Johnson, Sanofi/GSK, BioNTech/Pfizer, CureVac et Moderna avant de retirer son tweet.
Interrogée, la Commission a rappelé que la confidentialité des informations commerciales constitue une clause contractuelle, sans laquelle le contrat ne peut être conclu, et par conséquent les doses de vaccins livrées.
« Cette confidentialité est en effet dans l'intérêt des entreprises, (mais aussi) de la Commission, des États membres et des citoyens européens, parce que nous voulons conclure des accords équitables », a insisté le porte-parole à la santé de la Commission, Stefan de Keersmaecker. Et de poursuivre : « Si toutes les informations sensibles devaient être rendues publiques, cela affaiblirait la position des négociateurs de la Commission et des États membres impliqués dans ces négociations ».
Outre-Atlantique, le tableau révélé par Mme De Bleeker a déclenché débats et interrogations, a rapporté la presse belge et américaine. Les doses du vaccin de BioNTech/Pfizer seraient en effet achetées moins cher par l’UE que le prix officiel (12 euros contre 15,9 euros). Même chose pour le vaccin de Moderna (14,7 euros contre plus de 20 euros). (Pascal Hansens)