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Bulletin Quotidien Europe N° 12626
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Royaume-uni

« dernières heures » de négociations pour trouver un accord sur la relation post-Brexit

Le négociateur de l’Union européenne pour la relation post-Brexit, Michel Barnier, a estimé, vendredi 18 décembre, devant les eurodéputés, qu’il restait « très peu de temps, quelques heures de temps utile » pour réussir un accord avec le gouvernement britannique.

Mais l'ancien commissaire européen continue de penser qu’il existe une « voie » menant à un accord, certes « très étroite ». Sans surprise, la pêche constituait vendredi le point le plus difficile des négociations, l’UE souhaitant se prémunir d’une fermeture abrupte des eaux britanniques aux pêcheurs européens.

L’Union a besoin de garanties et, « si le Royaume-Uni coupe l’accès aux eaux comme ça, l’UE doit aussi avoir le droit souverain de réagir sur l’accès à son marché, dont les produits de pêche britanniques, et de prendre des mesures en réaction », a expliqué M. Barnier. « C’est là un des grands sujets difficiles et il ne serait ni juste ni acceptable que les pêcheurs européens n’aient que des droits transitoires qui s’évaporeraient alors que tout le reste de l’accord resterait stable », a-t-il ajouté.

Le négociateur de l'UE a concédé devant les députés ne pas être encore en mesure de dire « quelle sera l’issue de la dernière ligne droite ». « On doit être prêt à tous les scénarios », a-t-il souligné.

Jeudi soir, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s'étaient à nouveau entretenus au téléphone, réitérant les points de divergence qui subsistent.

Les négociations se poursuivaient donc, vendredi. D'après Eric Mamer, le porte-parole de la Commission, il n'y a « pas de date limite officielle » pour ces pourparlers.

Néanmoins, la Conférence des présidents de groupes politiques du Parlement européen (CoP) avait estimé, la veille, que le PE ne serait pas en mesure d'analyser et mettre aux voix un accord qui interviendrait au-delà de dimanche 20 décembre. En cas d'accord intervenant après cette date, les relations UE/Royaume-Uni seront régies par les règles de l'OMC si la Commission n'active pas l'application provisoire d’un éventuel accord n'ayant pas reçu le consentement du Parlement.

L’absence durable d’accord ne peut pas non plus être exclue. Vendredi, le PE a approuvé (680 voix pour, 3 contre et 4 abstentions) l’adoption de mesures de préparation au 'no deal' sur la pêche, le transport routier et aérien, après avoir assuré la connectivité du trafic dans le Tunnel sous la Manche jeudi.

Pour Bernd Lange (S&D, allemand), une absence d’accord avec Londres ne « serait pas la fin du monde ». « On se prépare à une telle situation, mais ce n’est pas ce qu’on veut. On veut un bon accord, mais pas à tout prix et c’est pour cela que le PE va le contrôler de très près », a-t-il ajouté.

« Ne cédons pas ! », a pour sa part commenté la chef de file du groupe S&D, l'Espagnole Iratxe García Pérez, qui estime que Boris Johnson est isolé. « Le fil rouge doit être la protection du marché unique. Il n y aura pas pas de libre accès au marché si le Royaume-Uni ne s’engage pas à respecter les mêmes normes », a-t-elle considéré.

Enfin, le groupe CRE, de son côté, a demandé la création d’une délégation parlementaire avec le Royaume-Uni afin de poursuivre le dialogue bilatéral si un accord est sur les rails. (Solenn Paulic)

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