Alors que la directive révisée sur les énergies renouvelables (2018/2001) et le règlement sur la gouvernance de l’union de l’énergie (2018/1999) mentionnent spécifiquement la coopération régionale comme un outil important pour atteindre les objectifs climatiques et énergétiques de l’Union européenne de manière rentable, seuls quelques pays européens se sont jusqu’ici lancés dans des projets transfrontaliers d’énergie renouvelable, regrette une analyse de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), publiée vendredi 18 décembre.
Pourtant, l’analyse des exemples existants montre que la coopération transfrontalière pour le déploiement des énergies renouvelables présente de multiples avantages pour les pays participants, tels qu’une production d’électricité plus efficace et moins coûteuse, une plus grande certitude sur le marché ou encore un accès ouvert à de nouvelles ressources et opportunités, souligne l’AEE.
Selon cette analyse, la complexité de la conclusion d’accords entre les pays, les préoccupations concernant les conflits avec les mesures nationales, l’incertitude quant au partage des coûts et des bénéfices et l’acceptation par le public sont autant d’obstacles qui dissuadent les États membres de l’UE de lancer des projets transfrontaliers d’énergie renouvelable.
Afin de surmonter ces obstacles, l’AEE recommande notamment de la flexibilité dans les négociations et les législations nationales, de la confiance mutuelle ainsi qu’une stratégie de communication coordonnée.
Voir l’analyse de l’AEE : http://bit.ly/3mw0qwf (Damien Genicot)