En amont du vote sur une résolution qui demandera aux États membres de redresser la barre pour qu'en 2027, au plus tard, toutes les eaux de surface et souterraines de l'Union européenne atteignent un « bon état », le Parlement européen s'est assuré, mardi 15 décembre, que le Conseil de l'UE et la Commission feront bien leur part (EUROPE 12552/8).
Le projet de résolution fait l'objet d'un large accord entre groupe politiques, dans l'espoir qu'il soit remédié enfin aux graves lacunes de mise en œuvre de la directive-cadre sur l'eau, mises en évidence il y a un an (EUROPE 12613/38, 12389/14).
« 395 amendements ont pu être ramenés à 34 compromis. Le Parlement européen est très uni », s'est réjoui Christophe Hansen (PPE, luxembourgeois), à l'entame du débat en plénière.
La protection des nappes phréatiques, l'amélioration de la qualité des réserves d'eau douce, qui ont diminué de 83% depuis 1990, la prise en compte du stockage du carbone, la mise à contribution de l'agriculture, de l'énergie et de l'industrie, le renforcement du principe du pollueur payeur sont parmi les exigences du PE pour que le bon statut de l'eau, qui devait être atteint en 2015, le soit au moins d'ici 2027.
La Commission a assuré qu'elle n'hésitera pas à entamer de nouvelles procédures d'infraction si nécessaire.
Au nom du Conseil, le Secrétaire d'État allemand aux Affaires européennes, Michael Roth, a insisté sur l'importance d'investissements adéquats, d'une mise en œuvre de la directive sur le terrain. Il a aussi reconnu la nécessité d'intégrer cette préoccupation dans les secteurs du transport et de l'agriculture, « qui représente 33% de la consommation d'eau et est une source de pollution ».
Selon M. Roth, les responsabilités de chaque secteur doivent être correctement décrites et il convient de tenir compte de la pollution chimique.
Il a assuré que « tous les États membres sont déterminés à reprendre à leur compte les recommandations de la Commission concernant le programme de gestion des riques ». (Aminata Niang)