Les députés européens se sont exprimés d'une seule voix en session plénière, lundi 14 décembre, pour réclamer à la Commission européenne de nouveaux outils pour lutter contre les sanctions extraterritoriales.
Il s'agit notamment des mesures de rétorsion prises par des pays tiers à l'encontre d'autres nations, qui se répercutent sur les entreprises européennes. C'est par exemple le cas des sanctions prises par les États-Unis contre l'Iran.
Le président de la commission du commerce du PE, Bernd Lange (S&D, allemand), a appelé à ce que l'UE se dote d'instruments efficaces, y compris financiers, pour défendre les entreprises européennes qui souffrent actuellement de ces sanctions. De gauche à droite de l'hémicycle, ses collègues ont soutenu cette requête, avec le même souci de devoir défendre les entreprises européennes et de voir l'UE gagner en souveraineté.
La commissaire chargée des services financiers, Mairead McGuinness, a répondu à cette demande en rappelant les différentes actions mises en place. Elle a notamment évoqué la plateforme Instex, qui doit faciliter les échanges commerciaux avec l'Iran. Lancée en 2019 à l'initiative de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, elle a été rejointe depuis par d'autres États membres. « La Commission européenne examine les progrès d'Instex pour savoir si elle peut servir d'appui pour des mesures à venir », a déclaré la commissaire McGuinness. Elle a également annoncé que la Commission européenne publierait une communication sur les mesures à prendre dans ce domaine début 2021. (Léa Marchal)