La commissaire chargée de l'Éducation, Mariya Gabriel, a appelé les États membres à agir de manière coordonnée dans leur gestion de l'épidémie de coronavirus. « C'est très perturbant d'avoir des règles différentes entre deux États membres et je pense qu'on devrait être capable de se mettre d'accord sur des orientations communes », a-t-elle déclaré à l'occasion d'un événement en ligne, mardi 17 novembre.
Cette conférence, intitulée 'L'éducation en Europe après l'épidémie : leçons apprises et voie à suivre', était organisée par l'European Policy Centre et l'Institut Egmont.
Lors de son intervention, la commissaire Gabriel a salué la « résilience exceptionnelle pour s'adapter à la situation » dont ont fait preuve les écoles. Elle a surtout orienté son intervention sur les initiatives listées dans la communication pour un espace européen de l'éducation d'ici 2025 et le Plan d'action 2021-2027 pour l'éducation numérique (EUROPE 12571/8).
Elle s'est également dite satisfaite de ce que le prochain programme d'échange Erasmus permette de financer « 25 académies européennes de professeurs ».
Interrogée sur l'impact de la pandémie de Covid-19 sur le programme actuel, elle a rappelé que la Commission avait introduit davantage de flexibilité, permettant de reporter les projets planifiés d'une année. « Ce que nous avons vu, c'est que, pour la mobilité à long terme, 60% des participants ont interrompu leur projet, mais 40% continuent avec l'apprentissage en ligne », a déclaré la commissaire, soulignant qu'elle suivrait cette question dans le futur.
Interrogée par EUROPE sur l'expérience acquise jusqu'ici, notamment en ce qui concerne la fermeture ou non des écoles, la commissaire a répondu : « C'est une question très difficile. En particulier parce que, si on veut rester cohérent, il faut s'attaquer à différents défis. D'un côté, la santé et la sécurité des professeurs et des personnes en première ligne. Mais, en même temps, on dit que les nouvelles technologies ne remplaceront jamais les contacts interpersonnels. La question est vraiment de trouver un juste équilibre », a-t-elle déclaré, indiquant qu'elle plaidera pour une approche coordonnée sur la question lors du prochain Conseil 'Éducation', le 30 novembre. (Sophie Petitjean)