Le groupe de travail ‘Énergie’ du Conseil de l’Union européenne, réunissant les experts des délégations nationales en matière d’énergie, discutera, mardi 27 octobre, du projet de conclusions de la Présidence allemande du Conseil relatif à l’établissement d’un marché de l’hydrogène en Europe.
Le document allemand, obtenu par EUROPE, souligne notamment la nécessité de « concevoir des instruments de financement innovants, tels que les contrats de différence liés au carbone (‘carbon contracts for difference’ – CCfD) », afin de développer le marché de l’hydrogène dans l’UE.
Il s’agit de contrats par lesquels un gouvernement ou une institution convient avec un agent d’un prix fixe pour le CO2 sur une période donnée, dans le but de minimiser le risque lié aux investissements dans les technologies industrielles innovantes à faible intensité de carbone.
Selon ce mécanisme, si le prix du CO2 dans le système d’échange de quotas d’émission (ETS) de l’UE est inférieur au prix fixé dans le contrat, l’agent reçoit la différence. Au contraire, si le prix du marché est plus élevé, l’agent doit reverser les recettes supplémentaires au gouvernement.
Une telle option est d’ailleurs mentionnée dans la stratégie de l’UE pour l’hydrogène présentée mercredi 8 juillet par la Commission européenne (EUROPE 12523/1).
Berlin insiste également sur l’importance de développer activement le potentiel de l’UE en matière d’hydrogène renouvelable, en mentionnant en particulier l’énergie éolienne en mer.
La Présidence suggère en outre aux délégations nationales d’appeler la Commission à « élaborer un cadre complet de classification et de certification pour les vecteurs énergétiques gazeux, y compris l’hydrogène et ses dérivés (…), qui comprenne des informations sur la durabilité ainsi que sur l’empreinte en matière de CO2 et de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie ». Une piste également explorée par l'institution.
Pour Berlin, la Commission devrait également travailler à l’introduction de normes et de standards techniques visant à assurer que les systèmes de transport de gaz naturel et d’hydrogène, y compris transfrontaliers, soient interopérables en ce qui concerne leurs propriétés physiques.
Voir le projet de conclusions : https://bit.ly/2HuX26C (Damien Genicot)