Les groupe de travail de l’Organisation maritime internationale (OMI) sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des navires est convenu, vendredi 23 octobre, de nouvelles mesures visant à atteindre l’objectif de l’OMI de réduire l’intensité en carbone du transport maritime international – la quantité de GES rejetée en déplaçant une tonne de marchandises ou un passager sur un kilomètre – de 40% d’ici 2030, par rapport à 2008.
L’une de ces mesures prévoit que l’indice d’efficacité énergétique des navires existants (‘Energy Efficiency Existing Ship Index’ – EEXI), qui indique l’efficacité énergétique du navire par rapport à un niveau de référence suivant un facteur de réduction, devra être calculé pour chaque navire.
L’autre mesure phare concerne la mise en place d’un nouveau système de mesure de l’intensité carbone (‘carbon intensity indicator – CII’) visant à classer annuellement les navires, de A (faible intensité carbone) à E (forte intensité carbone), en fonction de leurs performances réelles, avec des exigences croissantes d’année en année.
Un navire classé E ou D pendant trois années consécutives devrait présenter un plan de mesures correctives pour montrer comment l’indice requis (C ou supérieur) serait atteint, indique l’OMI.
Jugeant ces mesures nettement insuffisantes, les ONG environnementales ont en particulier regretté l’absence d’objectifs réellement contraignants en matière d’intensité carbone.
Ces mesures vont désormais être soumises à l’approbation du Comité de la protection du milieu marin (MEPC), qui se réunira du 16 au 20 novembre. (Damien Genicot)