Les experts des États membres de l'UE, réunis au sein du comité PAFF ont soutenu, vendredi 23 octobre, la proposition de la Commission visant à ne pas renouveler l’autorisation du mancozèbe, une substance active de pesticide hautement toxique. Était à l'examen un projet de règlement d'application de la Commission.
« Victoire, l’Europe a enfin refusé de renouveler l’autorisation du mancozèbe, pesticide reconnu comme cancérigène probable par les scientifiques européens ! », s'est aussitôt félicité l'eurodéputé Éric Andrieu (S&D, français), qui présida la commission spéciale PEST du Parlement européen.
Après le glyphosate et le prosulfocarbe, ce fongicide occupe la 3e place des pesticides les plus utilisés en Europe. Classé cancérigène probable aux États-Unis depuis près de 30 ans, reconnu comme hautement toxique en Europe, pouvant provoquer de graves troubles reproductifs, « ce produit aurait déjà dû être hors circuit depuis longtemps », estime l'eurodéputé.
L'ONG HEAL (Health and Environment Alliance) salue « une victoire pour la santé ». « Nous félicitons la Commission et les États membres d'avoir finalement accepté l'interdiction du mancozèbe, un pesticide très répandu qui perturbe notre système hormonal et qui est toxique pour la reproduction. Afin de protéger la santé, la nouvelle stratégie européenne en matière de produits chimiques doit garantir que l'interdiction de ces pesticides nocifs se fasse beaucoup plus rapidement », a commenté, lundi 26 octobre, Natacha Cingotti, experte de cette ONG. (Aminata Niang)