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Bulletin Quotidien Europe N° 12585
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Commission

Les eurodéputés globalement satisfaits du Programme de travail de 2021 de la Commission européenne

Les groupes politiques du Parlement européen ont, dans leur très grande majorité, à l’exception d’ID et de la GUE/NGL, la CRE n’ayant pas pris la parole, salué le programme de travail de la Commission européenne pour l’année 2021 (EUROPE 12584/19), lors d'un débat avec le vice-président de la Commission, Maroš Šefčovič, mardi 20 octobre en session plénière.

Chaque groupe politique a joué sa partition. Ainsi, le PPE, par la voix du Bulgare Andrey Kovatchev, s’est félicité des propositions de la Commission européenne, insistant sur l’importance du numérique et de l’intelligence artificielle et sur les solutions numériques dans le domaine judiciaire au niveau transfrontalier.

Il a en outre demandé de mieux protéger la zone Schengen en assurant une meilleure coordination entre les États membres afin de lutter contre les entraves à la libre circulation. Le député a ajouté l’importance d’agir dans le domaine de la santé (citant le thème du cancer, cher au président du PPE, Manfred Weber) et l’importance que l’Union adopte une position plus marquée au niveau géopolitique pour imposer ses normes sur la scène internationale.

Le Pacte vert a été mentionné rapidement par le député, qui s’est empressé de l’articuler avec la nécessité de sauvegarder les emplois à l’heure de la pandémie.

La position de Renew Europe, exposée par le Néerlandais Malik Azmani, convergeait quasiment point par point avec celle du PPE.

De son côté, le Portugais Pedro Marques, prenant la parole au nom du groupe S&D, a souligné la dimension sociale de la crise liée à la pandémie et de la double transition numérique et verte. Par conséquent, l’eurodéputé a exhorté la Commission à agir pour présenter au plus vite un plan d’action sur le socle européen des droits sociaux, mais aussi pour lutter contre la pauvreté énergétique.

Il a par ailleurs mis en exergue l’importance de l’égalité fiscale et celle d’éviter les écueils du passé, notamment les politiques d’austérité. Selon lui, il faut repenser les mécanismes de solidarité entre les personnes, les États membres et les régions.

Quant au co-président du groupe des Verts, le Belge Philippe Lamberts, il n’a pas caché sa satisfaction face aux objectifs de la Commission européenne en matière de lutte contre le changement climatique, tout en soulignant son profond regret face à la nouvelle politique agricole commune (et sur laquelle le PE allait voter le jour même - voir autre nouvelle), qui n’est pas alignée sur le Pacte vert.

Parmi les voix clairement critiques vis-à-vis du programme de travail, figuraient le groupe ID et GUE/NGL, pour des raisons diamétralement opposées. L’Autrichien Harald Vilimsky, du groupe d’extrême droite, a fustigé les réponses européennes à la pandémie qui tendraient à centraliser toujours plus les compétences au niveau européen, tandis que le Grec Dimitris Papadimoulis, au nom la GUE/NGL, a déploré, au contraire, un trop peu d’Europe, le manque d’ambition de la Commission et sa tendance à s’aligner systématiquement sur la position du Conseil.

La délégation allemande du PPE inquiète

Au moment du débat, 18 eurodéputés de la délégation allemande du PPE (CDU/CSU), sous la bannière du PKM Europe, ont publié au même moment un communiqué critiquant le peu de cas fait des PME dans le prochain programme de travail.

Les syndicats mitigés

La Confédération européenne des syndicats, de son côté, a certes salué certains aspects positifs du paquet, comme le plan d’action sur le socle européen des droits sociaux, un cadre stratégique sur la santé et la sécurité au travail, une initiative sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes ou encore la législation. En revanche, les syndicats ont regretté le manque de référence aux travailleurs et à l’emploi dans la section dédiée au Pacte vert, l’absence de proposition dans le domaine de la fiscalité ou en ce qui concerne la gouvernance économique, ou encore l'absence d'une initiative pour instaurer des régimes de revenu minimum.

Les pourparlers ont commencé. Les trois institutions concernées (PE, Conseil et Commission) devraient aboutir à une déclaration commune sur le programme de travail au mois de décembre. (Pascal Hansens)

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