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Bulletin Quotidien Europe N° 12585
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / BiÉlorussie

Les députés européens plaident pour une approche en 3 S pour « solidarité, soutien et sanctions »

Lors d'un débat en session plénière, mardi 20 octobre, les députés européens ont une nouvelle fois fait part de leur soutien à la population biélorusse, qui manifeste depuis 10 semaines contre le régime Loukachenko.

Petras Auštrevičius (Renew Europe, lituanien), rapporteur pour le PE sur la Biélorussie, a plaidé pour une approche en 3 S : solidarité, soutien à la population et sanctions envers le régime. « L’UE ne peut pas être un observateur passif », a-t-il expliqué. 

Cette approche a été soutenue par ses homologues, qui ont pour la plupart appelé à des sanctions supplémentaires, qui doivent être coordonnées à l’internationale, selon Kati Piri (S&D, néerlandaise). Viola von Cramon-Taubadel (Verts/ALE, allemande), elle, a souhaité que les sanctions touchent aussi ceux qui diffusent de la désinformation et de la propagande. 

Au nom du groupe S&D, le Croate Tonino Picula a plaidé pour la fin de la coopération avec les autorités biélorusses. « On doit passer à une réévaluation critique de la situation, l’aide financière doit bénéficier uniquement à la société civile », a-t-il expliqué, ajoutant que l’UE devait aider les victimes de la répression et remédier aux conséquences socioéconomiques de la pandémie de Covid-19 dans le pays. Pour Andrzej Alitski (PPE, polonais), l’UE doit travailler avec le comité de coordination créé par l’opposante politique Svetlana Tikhanovskaïa.

Au nom du groupe PPE, Andrius Kubilius (lituanien) a proposé la création d’une mission de haut niveau de l’UE sur le modèle de celle créée pour l’Ukraine en 2012 (EUROPE 10629/30) et d'un centre d’enquête international sur les crimes commis en Biélorussie.

« Il faut une mission d’enquête indépendante sur la répression qui a eu lieu », a ajouté Isabel Wiseler-Santos Lima (PPE, luxembourgeoise). 

De son côté, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a répété que le seul moyen de sortir de la situation actuelle était la tenue d’élections libres et justes. « Seul un dialogue national inclusif avec le conseil de coordination peut conduire à un dialogue durable et à sortir de la crise », a-t-il ajouté. M. Borrell a reconnu que, jusqu’à présent, les efforts européens avaient été « inutiles ».

Les députés européens se prononceront mercredi sur le rapport fleuve de M. Auštrevičius, qui, au-delà de la situation post-électorale, revient sur les relations entre l’UE et la Biélorussie.

Ce rapport demande notamment à l’UE de préparer un examen complet de sa politique à l’égard du pays. Il appelle aussi à la tenue d’élections libres et régulières avant d’entamer « un processus transparent et inclusif de réforme de la constitution ». Est aussi soulignée la nécessité de modifier la législation afin de garantir les libertés et droits civils fondamentaux, comme la liberté de réunion, d’association, d’expression et d’opinion et la liberté des médias.

Enfin, le rapport demande que soient étudiées les possibilités d’exempter de visa les citoyens biélorusses « afin que les contacts interpersonnels ne soient pas à la merci des principes antidémocratiques des autorités biélorusses ».

Voir le projet de rapport : https://bit.ly/37p4F9d (Camille-Cerise Gessant)

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