La mise en œuvre de l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD) en faveur des pays les plus pauvres et vulnérables à l’impact de la pandémie de Covid-19 est sur le point de s’achever, a annoncé le Club de Paris lundi 31 août.
Sur les 39 pays qui ont demandé à en bénéficier, 28 ont déjà signé un protocole d’accord avec les créanciers du Club de Paris. L’Angola est le dernier en date. Il a été reconnu éligible en application de la feuille de route de l’ISSD, également approuvée par le G20. Le moratoire est applicable du 1er mai jusqu’au 31 décembre 2020.
Le Club de Paris est « sur le point de différer entièrement le service de la dette de tous ses créanciers » et continuera à « contribuer activement à la discussion et à la mise en œuvre post-ISSD », selon la présidente du club de Paris, Odile Renaud-Basso.
Les 27 autres pays sont le Burkina Faso, le Cap-Vert, le Cameroun, les Comores, la République démocratique du Congo (RDC), la République du Congo, la Côte d’Ivoire, Djibouti, la Dominique, l’Éthiopie, la Grenade, la Guinée, le Kirghizistan, le Mali, la Mauritanie, le Myanmar, le Népal, le Niger, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo et la Zambie (EUROPE 12508/31, 12503/20).
Pour le Cap-Vert et Sao Tomé-et-Principe, le Portugal, qui n’est pas membre du Club de Paris, a signé les protocoles d’accord conjointement avec les créanciers du Club de Paris.
Pour les 28 pays, le montant total des échéances 2020, ainsi différées, est d’environ 1,8 milliard $ à ce jour. Le montant total différé, incluant le report d’arriérés préexistants à la mise en œuvre de l’ISSD, est de 2,1 milliards $.
Les créanciers du Club de Paris examineront cet automne une éventuelle extension du moratoire, en tenant compte d’un rapport de la Banque mondiale et du FMI sur les besoins en liquidités des pays éligibles (EUROPE 12532/16). (Aminata Niang)