Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a publié, mardi 1er septembre, une série de principes clés destinés à orienter l'action des institutions, organes et agences de l'Union européenne qui souhaiteraient introduire des contrôles de température pour le retour au travail dans un contexte pandémique.
Wojciech Wiewiórowski a déclaré : « Les contrôles de la température corporelle des employés et des visiteurs, utilisés comme mesure supplémentaire dans la lutte contre la Covid-19, peuvent être mis en œuvre par le biais de divers dispositifs et processus qui devraient faire l'objet d'une évaluation minutieuse. Certains de ces processus sont neutres tandis que d’autres peuvent constituer une ingérence dans les droits des individus à la vie privée et/ou à la protection des données personnelles ».
Le document de 9 pages stipule, par exemple, que les contrôles manuels de base de la température corporelle ne sont, en principe, pas soumis à la législation européenne sur la protection des données personnelles (2018/1725).
Par contre, « un système de contrôle de température entièrement automatisé ne serait licite que sur une base volontaire, avec le consentement explicite des personnes concernées ».
Le Parlement européen, qui a déjà mis en place un système de contrôle automatisé, refuse l'accès à ses locaux de Bruxelles à toute personne dont la température corporelle dépasse 37,7 degrés Celsius.
Voir les principes énoncés par le CEPD : https://bit.ly/3bkugQn (Sophie Petitjean)