La méthode de la Commission européenne pour suivre les dépenses de l'Union européenne liées au climat et à la biodiversité présente un certain nombre de points faibles, estime une étude de l’Institut pour une politique européenne de l’environnement (IPEE) commandée par la commission des budgets (BUDG) du Parlement européen.
Présentée aux membres de la commission BUDG le 31 août, cette étude conclut notamment que la méthode actuellement utilisée « s’appuie sur des approximations » et manque d’une « approche systématique pour identifier la nature et l’ampleur des impacts que les dépenses visent à atteindre ».
Ainsi, cette méthodologie « ne semble pas toujours identifier les dépenses qui ont réellement le plus grand impact sur la fourniture d’avantages climatiques ».
Sur base de ces observations – qui sont assez similaires aux conclusions d’un récent rapport de la Cour des comptes européenne (EUROPE 12519/10) –, l’IPEE recommande une approche consistant à inclure les dépenses dans les programmes de suivi du climat et de la biodiversité uniquement lorsqu’il existe des « objectifs clairs, vérifiables et idéalement quantifiés » pour l’obtention de résultats en matière de climat et de biodiversité.
Voir l’étude : https://bit.ly/3gIPBUF (Damien Genicot)