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Bulletin Quotidien Europe N° 12503
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ACTION EXTÉRIEURE / DÉveloppement

Le Club de Paris signe un contrat de moratoire sur le service de la dette avec 12 pays

La mise en œuvre du moratoire sur le service de la dette jusqu'à la fin 2020 au bénéfice des pays les plus pauvres s'accélère pour aider ces pays à faire face à l'impact de la pandémie de Covid-19.

« Au 28 mai, 36 demandes avaient été reçues au G20, dont 31 au Club de Paris. Sur ces 31 demandes, 12 ont fait l'objet de contrats signés hier avec des pays débiteurs », a annoncé la présidente du Club de Paris, Odile Renaud-Basso, lors d'un point de presse, mercredi 10 juin.

Le Pakistan, l'Éthiopie, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, le Cameroun, la République du Congo (Congo Brazzaville), le Népal, la Grenade et la Dominique figurent parmi les signataires. 

En application de la feuille de route de l'initiative de suspension du service de la dette (DSSI en anglais), également approuvée par le G20, ces pays ont été jugés éligibles à l'initiative. Ils se sont engagés à consacrer les ressources libérées à l'augmentation des dépenses afin d'atténuer l'impact sanitaire, économique et social de la crise liée à la pandémie de Covid-19 et à demander à tous leurs autres créanciers officiels bilatéraux un traitement du service de la dette conforme à la feuille de route.

Pour ces 12 pays, le montant total des échéances 2020 reportées à ce jour est d'environ 1,1 milliard de dollars, plus le report des arriérés préexistants. 1,1 milliard dû aux créanciers sera remboursé entre 2022 et 2024.

Dix-neuf autres dossiers sont en cours de traitement.

« Les décisions prises en avril sont maintenant mises en œuvre. Nous sommes dans la phase d'accélération. On a rarement vu un déploiement aussi rapide de la part du Club de Paris et des créanciers du G20 », selon Mme Renaud-Basso.

D'autres demandes pourraient suivre de la part de pays qui étaient au départ réticents. Les agences de notation ont en effet précisé que demander le bénéfice du moratoire n'a aucun effet sur la notation. « C'est comme si on refinançait des remboursements. Un nouveau financement n'est pas un signe de faiblesse de trésorerie », a expliqué Mme Renaud-Basso. 

Ne sont pas éligibles le Zimbabwe, le Soudan, l'Érythrée et la Syrie, qui sont en situation d'arriéré de paiement à l'égard des institutions financières.

Interrogée sur la possibilité d'un effacement de la dette en octobre, Mme Renaud-Basso a estimé qu'en octobre, on identifiera mieux quels pays auront besoin d'un traitement de soutenabilité de la dette. Selon elle, « il y aura l'option de prolongation du moratoire et l'on pourra peut-être dire que, pour certains pays, il faut davantage, un véritable allègement de la dette ».

Elle a estimé que la prolongation de l'initiative - une prolongation éventuelle de six mois ou d'un an - pourrait être décidée au sommet du G20 en novembre.

Le Club de Paris regroupe 22 pays créanciers (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Suède, Australie, Brésil, Canada, Corée, États-Unis, Israël, Japon, Norvège, Royaume-Uni, Russie et Suisse). (Aminata Niang)

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