Les ministres des Finances ont eu un échange de vues, mardi 9 juin, sur le Plan de relance pour l'Europe intitulé Next Generation EU, qui accompagne la proposition révisée de cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 (EUROPE 12502/22).
Le ministre Zdravko Marić, qui présidait le dernier Conseil 'Ecofin' avant la fin de la Présidente croate du Conseil de l'UE, a salué la proposition de la Commission européenne, insistant sur l'importance d'agir vite pour rendre les financements disponibles dès les premières années du cycle budgétaire (mobilisation de 60% de l'enveloppe totale du plan de relance sur les deux premières années), sur le respect des priorités politiques transversales de l'UE (Pacte vert européen, transition numérique) et sur l'importance pour les États membres de disposer d'une capacité robuste d'absorption des fonds européens.
Il a aussi cité plusieurs éléments sur lesquels « les points de vue divergent » entre États membres : - l'ampleur du déficit d'investissement directement liée à la pandémie de Covid-19 ; - le choix des paramètres permettant d'attribuer les futurs fonds européens, notamment l'opportunité d'intégrer des indicateurs permettant d'identifier les territoires les plus affectés par le coronavirus.
Du point de vue uniquement croate, l'équilibre suggéré entre l'octroi de subventions (500 milliards d'euros) et de prêts (250 milliards) est « adéquat », a dit M. Marić.
Au nom de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis a espéré qu'un accord politique unanime des Vingt-sept sera possible « en juillet » afin de finaliser les procédures législatives aux niveaux européen et national, à temps pour démarrer le CFP 2021-2027 dès le début de 2021. Selon lui, « une large majorité » d'États membres soutiennent l'architecture globale de la proposition sur la table.
Semestre européen. À l'issue d'une brève discussion, le Conseil 'Ecofin' a, par ailleurs, approuvé les recommandations par pays de politique socioéconomique qu'a présentées la Commission européenne (EUROPE 12491/12).
Cette année, l'exercice est marqué notamment par le gel du Pacte de stabilité et de croissance afin de permettre aux États membres de financer la lutte contre le coronavirus et de soutenir leur économie.
À part pour la Belgique, la Bulgarie et Chypre, le Conseil n'a pas modifié les projets de recommandations par pays qui seront définitivement adoptées en juillet après l'aval du Conseil européen.
Plus d'informations : https://bit.ly/30uGGlA (Mathieu Bion)