L’accord trouvé par le Conseil européen sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 et le Plan de relance européen satisfait les régions et les villes, qui se sont félicitées de la relative préservation de la politique de cohésion, mardi 21 et mercredi 22 juillet. Toutefois, la faiblesse territoriale du Plan de relance et les coupes budgétaires dans les politiques d'avenir font débat.
« Malgré des réductions controversées et des concessions de dernière minute, ils offrent des possibilités concrètes d'aider les collectivités locales à protéger les citoyens, à relancer l'économie et à stimuler la transition verte et numérique », s’est félicité le président du Comité des régions (CdR), Apostolos Tzitzikostas (PPE, grec).
Toutefois, le président n’a pas manqué de souligner une nouvelle fois le risque d’une centralisation « excessive » qui, selon lui, « compromettrait l’impact de ces mesures exceptionnelles ». Le président du CdR a espéré à ce titre que le Parlement européen jouerait « son rôle crucial (…) en veillant à ce que les régions, les villes et les villages d’Europe contribuent à des décisions d'investissement efficaces et à leur mise en œuvre sur le terrain ».
Même son de cloche du côté de la Conférence des régions périphériques et maritimes (CRPM), qui salue les « budgets adéquats » pour les politiques destinées aux collectivités territoriales (notamment REACT-EU et le mécanisme pour l’interconnexion en Europe), l’augmentation des allocations spécifiques pour les régions ultrapériphériques et les régions nordiques dépeuplées ainsi que la réserve pour le Brexit.
Mais la CRPM déplore la réduction de 82% du programme de santé de l’UE (EU4health) et la réduction de 40 milliards d’euros à 17,5 milliards d’euros du Fonds pour une transition juste.
Surtout, l’organisation regrette la suppression de la solution de transition en supprimant l’instrument de solvabilité et en rejetant la proposition de la Commission européenne d’attribuer 5 milliards d’euros supplémentaires dans le cadre de REACT-EU dès l’année 2020 (EUROPE 12533/9).
Villes. Anna Lisa Boni, la secrétaire générale d’Eurocities, a également salué l’accord, espérant que les gouvernements nationaux laisseront les villes tirer au mieux parti du Plan de relance. Elle a regretté toutefois les réductions budgétaires dans les nouvelles politiques européennes, et notamment Horizon Europe. (Pascal Hansens)