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Bulletin Quotidien Europe N° 12534
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POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

Le CESE recommande de revoir la définition de risque lié à l'intelligence artificielle

Le Comité économique et social européen (CESE) a publié, jeudi 23 juillet, sa réponse au livre blanc de la Commission européenne sur l'intelligence artificielle, dans laquelle elle recommande de revoir la définition des applications à haut risque. Ce document a été adopté lors de la plénière du comité, la semaine précédente. 

Pour rappel, en février, la Commission européenne a soumis à consultation un livre blanc sur l'intelligence artificielle, qui recommande une approche fondée sur le risque (un secteur présentant des risques élevés et l’utilisation à haut risque d’une application d’IA).

Nouvelle définition pour le « risque »

Or, selon le CESE, cette définition pourrait laisser de côté des secteurs potentiellement dangereux, comme la publicité politique. 

Dans ce contexte, le Comité estime qu'il vaudrait mieux dresser une liste des caractéristiques communes aux applications ou aux utilisations de l’IA considérées comme à haut risque intrinsèque, quel que soit le secteur, plutôt que de dresser une liste exhaustive d'applications à haut risque. 

Reconnaissance faciale et traçage

Dans son avis, le CESE affiche ouvertement son opposition à « l’utilisation généralisée de la reconnaissance biométrique fondée sur l’intelligence artificielle aux fins de la surveillance ou du suivi, de l’évaluation ou de la catégorisation des êtres humains, de leurs comportements ou de leurs émotions ». Bien qu'il considère que cette pratique devrait être interdite, il concède toutefois que la reconnaissance biométrique pourrait être autorisée, « à condition qu'il existe un effet scientifiquement prouvé, dans des environnements contrôlés et dans des conditions strictes ». 

À propos des applications mobiles de traçage des contacts ayant éclos dans la plupart des pays européens pour combattre la pandémie de Covid-19, le CESE rappelle que celles-ci doivent être « solides, efficaces, transparentes et explicables ». Elles devraient également respecter les droits de l’homme, les principes éthiques et la législation en vigueur, être équitables et inclusives et reposer sur une base volontaire. Lien : https://bit.ly/2WL9Vxt  (Sophie Petitjean)

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