Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a appelé l’Arménie et l’Azerbaïdjan, le 22 juillet, à mettre fin à leur confrontation armée.
Les tensions sont montées d’un cran entre les deux pays ces derniers jours. Mardi 21, Erevan a accusé Bakou d’avoir mené une attaque à la frontière, ce que cette dernière a nié. Les deux pays sont en conflit depuis des années concernant le Haut-Karabakh.
Les deux parties doivent « s'abstenir de toutes actions et de toutes rhétoriques susceptibles de provoquer des tensions, en particulier de toutes nouvelles menaces à l'encontre des infrastructures essentielles de la région » et tous les acteurs régionaux devraient contribuer à cet objectif pacifique, a estimé M. Borrell lors d’une conversation téléphonique tripartite avec les ministres des Affaires étrangères arménien, Zohrab Mnatsakanyan, et azerbaïdjanais, Jeyhun Bayramov. Il s’agissait du premier appel tripartite, après des appels bilatéraux le 13 juillet.
Selon un communiqué du Service européen pour l’action extérieure, M. Borrell a encouragé les deux parties à réaffirmer leur engagement en faveur d'un cessez-le-feu et à prendre des mesures immédiates pour éviter une nouvelle escalade.
« L'Arménie et l'Azerbaïdjan devraient faire usage de leur mécanisme de communication directe, le format établi dirigé par les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE ainsi que par le représentant personnel du président en exercice de l'OSCE », a-t-il plaidé.
Le Haut Représentant et les ministres auraient aussi souligné la nécessité d’avoir un réengagement significatif dans des négociations de fond sur les aspects essentiels du règlement du conflit du Haut-Karabakh. Selon M. Borrell, il est également urgent de reprendre l'observation de l'OSCE sur le terrain, dès que les conditions le permettront.
Ce dernier s’est dit prêt à rester engagé avec les deux parties et a chargé le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud, Toivo Klaar, de rester en contact étroit avec les deux parties et les coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE. (Camille-Cerise Gessant)