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Bulletin Quotidien Europe N° 12534
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

L'UE et les pays des Balkans occidentaux lancent une plateforme de coordination sur la gestion des frontières extérieures et les retours

Comme ils l'avaient fait le 13 juillet avec les pays d’Afrique du Nord, la Commission, représentée par le vice-président à la Promotion du mode de vie européen, Margarítis Schinás, et plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE ont rencontré à Vienne, jeudi 23 juillet, les ministres compétents des pays des Balkans occidentaux pour évoquer la problématique des réseaux de passeurs et la question des retours des migrants.

Une plateforme de coopération a été lancée associant les autorités, des experts, mais aussi l’agence européenne de garde-côtes et garde-frontières ou le Bureau européen d’appui à l’asile. Des mesures plus concrètes seront identifiées d'ici à une prochaine conférence à l’automne.

« Ce n’est pas une structure administrative de plus, mais un outil flexible pour rassembler tous les acteurs concernés », a défendu M. Schinás aux côtés des ministres de l’Intérieur autrichien et allemand, Karl Nehammer et Horst Seehofer.

Le ministre autrichien, qui a eu l’idée de cette plateforme, a expliqué qu’elle porterait sur 4 grands axes, soit une coopération en matière de protection des frontières extérieures, de rapatriement des migrants n'ayant pas droit à l'asile, de lutte contre les trafics et de mise en place de procédures d'asile plus rapides et plus efficaces.

Alors que les observateurs et les agences de l’UE, comme l’EASO, s’attendent à ce que les arrivées de migrants repartent à la hausse dans l’UE, les trois responsables ont insisté sur la dimension des « retours » des personnes en situation irrégulière.

M. Schinás a confirmé que ces retours seraient un élément important du futur Pacte sur l’asile et la migration, « qui va pouvoir désormais être présenté après l’accord historique » des Vingt-sept sur le budget européen.

À ses côtés, le ministre allemand de l’Intérieur, qui assure la Présidence du Conseil de l’UE jusqu’à décembre, a réitéré ses attentes : l'objectif primordial de la future approche européenne en matière de migration sera d'agir « avec équité, humanité, mais aussi avec un degré d'ordre élémentaire », a-t-il dit. Ainsi, si les politiques sur les retours et les frontières extérieures devront être renforcées, il faudra aussi travailler à ouvrir de nouvelles voies légales de migration, migration de travail notamment.

Cette réunion a été bien accueillie par Michael Spindelegger, le directeur général de l’International Centre for Migration Policy Development, dont l'organisation a de grandes attentes quant au Pacte.

Le Pacte contiendrait un nouveau règlement instaurant des procédures d’identification plus poussées aux frontières extérieures, ce qui lui semble être « une très bonne idée ».

Avec ce dispositif d’identification, il sera plus facile de voir qui peut avoir l’asile et qui doit être renvoyé, tout cela en quelques jours. Et cela aura un effet bénéfique sur la solidarité interne, avec « moins de problèmes pour les relocalisations ».

Son organisation plaidait pour cela comme elle plaide aussi pour des accords sur mesure avec les pays tiers d’origine et de transit encourageant la réadmission, entre octroi de voies légales de migration ou accords d'investissements dans ces pays. (Solenn Paulic)

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