La Commission européenne et le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité ont adopté, mercredi 22 juillet, leurs rapports annuels sur les développements politiques et économiques à Macao et à Hong Kong pour 2019.
Ces rapports soulignent qu'alors que le principe 'un pays, deux systèmes' a été généralement respecté à Macao, cela n'a pas été le cas à Hong Kong.
Ainsi, dans leur rapport sur Macao, la Commission et le Haut Représentant estiment que les droits, les libertés fondamentales et l'État de droit ont été généralement respectés dans la mesure garantie par la loi fondamentale de Macao et conformément au principe ‘un pays, deux systèmes’, « bien que l'opposition politique soit restée limitée et que la société civile ne se soit pas fait entendre ». De plus, « la liberté de la presse est généralement respectée, bien que l'autocensure soit de plus en plus pratiquée ».
À l’inverse, pour Hong Kong, « 2019 a été une année exceptionnellement difficile », selon l’UE, « avec des troubles persistants initialement provoqués par des propositions visant à modifier la loi régissant l'extradition ». « Ces troubles ont révélé de profondes divisions au sein de la société et ont causé un préjudice sociétal et économique important », estime le rapport, qui souligne une contraction du PIB de 1,2% et le premier déficit budgétaire en 15 ans.
Selon l’UE, les préoccupations concernant l'érosion du principe ‘un pays, deux systèmes’ ont continué à s'accroître tout au long de l'année. Alors qu'en général, les principales libertés continuent d'être défendues à Hong Kong et que l'État de droit et l'indépendance du pouvoir judiciaire restent des garanties essentielles, il y a eu quelques tendances inquiétantes en matière de liberté d'expression, notamment dans le contexte des manifestations, précise l'UE. Le rapport note également la tenue pacifique des élections de novembre.
Voir le rapport sur Macao : https://bit.ly/2CwCJTS et celui sur Hong Kong : https://bit.ly/3huBymq. (Camille-Cerise Gessant)