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Bulletin Quotidien Europe N° 12528
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ACTION EXTÉRIEURE / Afrique

Chrysoula Zacharopoulou préconise un partenariat UE/Afrique post-Covid axé sur le développement humain

Tous les députés de la commission du développement du Parlement européen, comme la commissaire aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, ont estimé, mercredi 15 juillet, que l'impact de la pandémie de Covid-19 rendait « plus urgent que jamais » un partenariat UE/Afrique d'égal à égal, renouvelé, axé sur la relance inclusive et durable et le développement humain.

Telle est la ligne de force du projet de rapport que Chrysoula Zacharopoulou (Renew Europe, française) leur a présenté.

Ils se sont indignés, à l'instar d'Udo Bullmann (S&D allemand), Charles Goerens (Renew Europe, luxembourgeois) et Beata Kempa (CRE, polonaise) que la dernière proposition du président du Conseil européen, Charles Michel, pour le cadre financier pluriannuel 2021-2027 de l'UE rogne de 5 milliards € le projet de budget de l'aide humanitaire.

« Si le Conseil accepte, le financement de l'aide humanitaire sera réduit de 1/3 par rapport à la proposition de mai », a déclaré Tomas Tobé (PPE, suédois), qui préside la commission. Il a écrit au ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, « pour demander son soutien ».

Mme Zacharopoulou propose de bâtir une relance durable et écologique et que le partenariat futur s'incarne dans un pacte vert Union européenne/Union africaine.

Elle souhaite placer le développement humain au centre de la stratégie, avec pour priorités absolues de lutter contre les inégalités et la pauvreté et d’assurer la bonne gouvernance, l’inclusion sociale et les droits humains.

Toutes les actions du partenariat devront s'articuler autour de valeurs démocratiques.

Elle préconise aussi le contact de personne à personne, au-delà des institutions, pour une approche vraiment centrée sur les populations.

« Nous devons tous nous investir dans ce continent. Ce n'est qu'avec les 54 pays de l'UA et les 27 pays de l'UE que nous relèverons les défis communs », a déclaré Mme Zacharopoulou. 

Selon elle, « l'écoute de l'Afrique et de la vision africaine » est une exigence majeure et son projet de rapport a été rédigé après consultation de 200 personnes dans 8 pays (Togo, Maroc, Éthiopie, Sénégal, Rwanda, Nigeria, Kenya, Afrique du Sud), a-t-elle précisé.

Jutta Urpilainen a salué cette approche. Elle a indiqué que les consultations étaient lancées avec la société civile par des dialogues en ligne et se poursuivront cet automne avec la participation de nombreux commissaires européens pour préparer le sommet UE/UA d'octobre à Bruxelles, s'il est possible de l'organiser avec la présence physique de tous.

Au cours du débat, Charles Goerens, soutenu par Mme Pierrette Herzberger-Fofana (Verts/ALE, allemande), a plaidé pour que l'Afrique (54 pays) soit représentée au Conseil de sécurité des Nations Unies. « Faut-il être 5 milliards d'Africains pour être représenté ? », a-t-il lancé, s'interrogeant sur ce que « l'UE offre à l'Afrique au plan politique ».

Bernhard Zimniok (ID, allemand) a mis en doute le partenariat d'égal à égal, reprochant à l'UE « d'imposer ses valeurs » et a insisté pour que le partenariat « ne crée pas une immigration débridée ».

La date butoir pour le dépôt des amendements est fixée au 23 juillet, à 17 heures. (Aminata Niang)

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