Le premier des cinq rapports « Covid-19 » préparés par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a été débattu et adopté, vendredi 26 juin, lors d'une session de la Commission permanente organisée par visioconférence. Ce texte défendu par l'Allemand Andrej Hunko (GUE) est consacré aux enseignements à tirer de la réponse à la pandémie et à la manière d'assurer la défense des droits fondamentaux en de telles circonstances.
Le but était de tirer une vue d'ensemble sans stigmatiser ou féliciter tel ou tel État membre en particulier, même si le texte déplore une tendance au repli nationaliste et certaines réponses autoritaires et répressives. Sont préconisées la préparation de ce type d'épisode, la transparence des décisions quant à leur bien-fondé et leur délimitation dans la durée - notamment en matière de confinement et de déconfinement - ainsi que la coordination nationale, européenne et internationale - essentielle.
En ce sens, la résolution adoptée par l'APCE préconise un système régional établi par l'Union européenne afin de soutenir les institutions internationales chargées de la gestion des pandémies. Elle insiste également sur l'importance du contrôle parlementaire à préserver au maximum en cas de crise et réclame une réforme de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), notamment en ce qui concerne son financement - trop dépendant des contributions volontaires - et ses pouvoirs qui devraient lui permettre d'effectuer des visites inopinées dans les États membres en cas de crise sanitaire.
L'échange de la Commission permanente avec le directeur de l'OMS le matin même a acté d'une convergence de points de vue entre cette organisation et l'APCE. (Véronique Leblanc)