Les ministres des Affaires européennes de l’UE ont eu, mardi 16 juin, un échange de vues en visioconférence sur le Plan de relance pour l'Europe post-Covid-19 et le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour 2021-2027, en prévision du Conseil européen qui se tiendra le 19 juin (EUROPE 125062/2).
Les ministres ont insisté sur le besoin de parvenir, en juillet, à un accord sur l'ensemble des propositions (EUROPE 12504/2, 12494/1).
Globalement, les positions des États membres ont peu évolué. Les quatre pays 'frugaux' ont réitéré leur préférence pour des prêts aux États dans le cadre du plan de relance au lieu de l'octroi de subventions. Ils ont répété leur position favorable à un CFP plafonné à 1% du revenu national brut (RNB) de l’UE (https://bit.ly/3d67Z8n ), même si des nuances ont été perçues au sein du groupe.
Les discussions ont montré des marges d'ouverture au sein des délégations nationales et la volonté de parvenir à un accord.
Il faudra se mettre d'accord « en juillet », a déclaré Michael Roth, le ministre allemand. Il a réitéré la demande de l'Allemagne de lier le versement des fonds européens au respect des valeurs fondamentales de l'UE et de l'État de droit.
« Il faut désolidariser ce qui ressemble à des blocs et individualiser les besoins », a commenté une source diplomatique, en référence aux oppositions entre les pays frugaux et les pays dits de la cohésion.
Dans sa lettre d'invitation aux dirigeants de l'UE, le président du Conseil européen, Charles Michel, a souhaité que le sommet de vendredi aborde en profondeur la proposition sur la table afin d'aboutir lors d'un sommet physique en juillet. Parmi les points sur lesquels les positions nationales doivent encore converger, il a cité la taille et la durée du plan de relance, la façon d'allouer les financements européens aux secteurs et territoires les plus touchés par la pandémie de Covid-19, les ressources propres et les rabais accordés à certains pays.
Voir la lettre de M. Michel : https://bit.ly/3d2Rutv (Lionel Changeur)