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Bulletin Quotidien Europe N° 12507
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RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / NumÉrique

Les États membres s'accordent sur les paramètres d'interopérabilité des applications de traçage décentralisées

L'Union européenne dispose désormais de spécifications techniques détaillées pour encadrer l'interopérabilité transfrontière des applications mobiles de traçage reposant sur une approche décentralisée. La Commission a fait savoir, mardi 16 juin, que les États membres, réunis au sein du réseau 'Santé en ligne', étaient parvenus à un accord sur ce volet lors de leur réunion de la semaine dernière. 

Alors qu'ils procèdent à la levée progressive des mesures de confinement, les gouvernements comptent sur ces applications de traçage pour alerter les utilisateurs qui se seraient trouvés, pendant un certain temps, à proximité d'une personne ayant signalé avoir été dépistée positive à la Covid-19. Les nouvelles spécifications techniques permettront d'échanger des informations également pour les utilisateurs qui se rendent dans d'autres États membres, sans qu'il soit nécessaire de télécharger plusieurs applications nationales.

Tour d'horizon en Europe

L'annonce de la Commission est intervenue le jour où les autorités allemandes mettaient en circulation leur application nationale, ce qui porte à huit le nombre d'applications de traçage des cas d'infection par le coronavirus actuellement en circulation dans l'UE-27 : l'Autriche, la République tchèque, l'Italie, la Lettonie, la Pologne et maintenant l'Allemagne ont lancé une application reposant sur un modèle décentralisé tandis que la Hongrie et la France proposent une application reposant sur une approche centralisée.

L'Estonie, l'Irlande, la Finlande, les Pays-Bas, la Lituanie, Malte, Chypre, la Hongrie, le Portugal, l'Espagne et le Danemark ont déjà indiqué qu'ils comptaient eux aussi proposer une application décentralisée dans le futur.  

À noter que la Slovaquie, la Belgique, le Luxembourg, la Suède et la Slovénie envisagent de recourir (ou le font déjà) aux technologies numériques, mais excluent le traçage des contacts. 

Seulement pour l'approche décentralisée

Les lignes directrices concernent uniquement les applications qui reposent sur une architecture décentralisée. Cela signifie que les identifiants arbitraires des utilisateurs qui ont été détectés à proximité sur une certaine durée restent sur le téléphone lui-même et seront examinés par le téléphone au regard des identifiants d'utilisateurs qui ont été déclarés infectés.

En d'autres termes, les applications allemande (décentralisée) et française (centralisée), par exemple, ne peuvent pas encore communiquer entre elles. Le sujet est à l'étude dans un autre groupe de travail, précise la Commission européenne, qui ne s'engage pas sur un calendrier.

Dans son communiqué de presse, la Commission annonce la création d'une interface, une sorte de service passerelle, permettant de recevoir et de transmettre efficacement les informations pertinentes provenant des applications et serveurs nationaux de traçage des contacts. Ce, afin de minimiser le volume de données échangées et de réduire ainsi la consommation de données des utilisateurs.

Ce service sera d'abord lancé sous la forme d'un projet-pilote dans les prochaines semaines, projet auquel participeront a priori l'Allemagne, l'Irlande, la Pologne et les Pays-Bas, a indiqué un porte-parole de la Commission.

Plus d'informations : https://bit.ly/3hvy83L (Sophie Petitjean)

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