Après avoir apporté leur soutien, début avril, au plan d’action prioritaire ERAvsCorona (EUROPE 12464/17, 12468/12), les ministres européens compétents ont de nouveau affirmé, vendredi 29 mai, leur volonté de coordonner encore davantage les actions des Vingt-Sept en matière de recherche et d'innovation (R&I).
Ils se sont entretenus par vidéoconférence en présence de la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Margrethe Vestager, de la commissaire à l'Innovation et à la Jeunesse, Mariya Gabriel, et à l’initiative de la Présidence croate du Conseil. Cette dernière a indiqué, à l’issue de la rencontre, que les ministres avaient tous souligné la nécessité de travailler ensemble pour trouver des remèdes appropriés à la pandémie et ainsi surmonter la crise actuelle.
« Les solutions ne peuvent être trouvées que par la coopération et l'engagement », a ainsi déclaré la ministre de la Recherche et de l’Éducation estonienne, Mailis Reps, soulignant l’importance de développer des synergies entre les différents programmes de l’UE.
Un grand nombre de ministres ont également souligné l'importance du partage des informations et des données de recherche.
Blaženka Divjak, ministre des Sciences et de l'Éducation de la République de Croatie, a quant à elle assuré que « la coordination commune, le partage des données, la participation des citoyens, l'investissement dans la science et la concentration sur les emplois de demain » comptaient parmi les « principes de base » pour faire face à la crise, protéger les citoyens, mais également assurer une qualité de vie « durable et équilibrée » dans l’UE.
Secteurs clés pour la relance. À l’instar du secrétaire d’État finlandais Kimmo Tiilikainen, qui estime que la recherche et l’innovation joueront « un rôle important dans le redressement de l’UE », les ministres ont considéré que ces deux secteurs seraient des secteurs clés pour la relance qui s’amorce.
Invités à détailler les leçons qu’ils tirent de cette crise (EUROPE 12495/10), ils ont notamment examiné les moyens d'améliorer la gouvernance de l'Espace européen de la recherche (EER). Un espace qui, s’il est « ambitieux et dynamique », pourra « donner une impulsion significative » à cette relance, selon une déclaration du ministère fédéral allemand de l’Éducation et de la Recherche publiée à l’issue de la réunion.
De nombreux ministres ont précisé que la R&I devrait contribuer aux objectifs du Pacte vert européen. La ministre danoise Ane Halsboe, notamment, a souligné que ces deux secteurs, mis au service de solutions vertes, auraient « un énorme potentiel pour remettre l’économie européenne sur les rails ».
Les ministres ont également souligné la nécessité d'attirer des investissements supplémentaires dans la recherche, aux niveaux régional, national et européen.
Enfin, l'Allemagne a présenté les priorités de la future Présidence du Conseil en matière de R&I : il s'agira principalement d'assurer la poursuite de la gestion de la crise tout en progressant sur des fronts tels que les synergies avec d'autres programmes, la souveraineté technologique, la transformation numérique et le Pacte vert. (Agathe Cherki)