« Compte tenu des circonstances exceptionnelles liées à la pandémie de coronavirus, la Grèce a pris les mesures nécessaires pour respecter ses engagements en matière de réformes », a estimé la Commission européenne dans son 6e rapport de suivi post-plan de sauvetage macroéconomique, mercredi 20 mai.
Le rapport note qu'au début de la crise, la Grèce bénéficiait d'une position budgétaire favorable matérialisée par des réserves monétaires substantielles de 34 milliards d'euros, un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) supérieur à 3,5% du PIB pour la cinquième année consécutive et de faibles besoins en refinancement sur les marchés à moyen terme. Athènes bénéficie désormais de l'opération PEPP de rachat massif de titres publics que la BCE a lancée pour faire face à la pandémie.
La Commission soutient aussi les engagements supplémentaires pris par le gouvernement grec en matière de réformes, parmi lesquelles une modernisation du marché du travail, une réforme du système judiciaire et une meilleure gestion du parc immobilier public.
Le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, a estimé que le rapport crée les bases pour une décision « positive » de l'Eurogroupe, « en juin », en vue de débloquer une nouvelle tranche d'aide de « 748 millions d'euros » qui permettra d'alléger le service de la dette publique grecque.
Voir le rapport de la Commission : https://bit.ly/2Zn8nvO (Mathieu Bion)