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Bulletin Quotidien Europe N° 12484
RÉPONSE EUROPÉENNE AU COVID-19 / DÉfense

La réponse au Covid-19 de nouveau à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens

Les ministres de la Défense des États membres de l'Union européenne discuteront, par visioconférence, mardi 12 mai, des implications du Covid-19 sur les activités de défense et de sécurité et de l’après-crise.

Ils devraient donc s'entretenir du groupe de travail créé pour faciliter l’échange d’informations sur l’assistance militaire nationale apportée aux autorités civiles en réponse à la pandémie et qui est désormais fonctionnel (EUROPE 12467/9).

Les ministres reviendront aussi sur l’impact du coronavirus sur les 17 missions de l’UE. Plusieurs cas de coronavirus ont été découverts parmi le personnel de certaines d'entre elles et la plupart ont dû réduire leurs activités (EUROPE 12469/21). « Il est important de préparer au niveau de l’UE les conditions pour un retour sur le terrain de nos missions », a expliqué un haut fonctionnaire européen, lundi 11.

Les ministres devraient également discuter des enseignements tirés de la crise du Covid-19. Pour cela, ils se fonderont sur un document du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), qui met en avant cinq priorités. Il s’agit notamment de la solidarité, entre autorités militaires et civiles et entre États membres et de la réactivité, avec les conséquences de la crise sur les missions de l’UE et l’aide de ces missions aux autorités locales.

La résilience est une autre priorité, afin d’« être mieux préparés, plus résilients en cas de future pandémie, de crise perturbatrice (disruptive crisis) », a précisé ce haut fonctionnaire. Cela porte aussi sur la réalisation de progrès dans la lutte contre la désinformation, les activités malveillantes et les menaces hybrides. Selon le haut fonctionnaire, la préparation doit passer par des exercices, des scénarios concrets.

Pour le même haut fonctionnaire, il faut aussi dresser les leçons de la crise en termes de capacités. « Cela a des conséquences concrètes sur toutes nos initiatives sur les capacités », a-t-il ajouté, précisant que cela pouvait concerner les projets de la coopération structurée permanente, dont certains ont des liens avec les questions médicales. « Nous allons voir s’il faut adapter certains de nos projets ou en forger d’autres pour mieux se préparer à l’avenir », a-t-il expliqué.

Enfin, la dernière priorité mise en avant dans le document du SEAE porte sur les partenariats. Le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, et le sous-secrétaire général de l’ONU pour les opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, participeront d’ailleurs à la réunion.

Selon le haut fonctionnaire, cette discussion sera le début d’un processus qui guidera les travaux des institutions et des États membres dans les prochains mois.

Premiers jours difficiles pour Irini

Enfin, les ministres pourraient revenir sur l'opération Irini. Alors que celle-ci est opérationnelle depuis le 4 mai, Malte a déjà annoncé qu’elle n’enverrait pas l'équipe d’arraisonnement précédemment annoncée (EUROPE 12482/23). La Valette pourrait aussi opposer son veto aux décisions sur le financement commun de l’opération.

Malte attendrait de ses partenaires une réaction à la crise migratoire. Le pays « est confronté à une crise sans précédent et à des flux disproportionnés en raison du trafic d'êtres humains et des activités criminelles en Méditerranée centrale », a expliqué une source à EUROPE. Au premier trimestre 2020, l’île a connu une augmentation de 438% des arrivées et il n'y a eu que huit engagements de relocalisation pour 100 personnes ces dernières années. « Il n'y a pas de soutien ni de solidarité tangible de la part des partenaires de l'UE malgré les nombreuses demandes de relocalisation et de discussions sur une solution permanente », a ajouté cette source.

Le pays s’inquièterait aussi de l’opposition à Irini du Premier ministre du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez el-Sarraj, qui estime que cette opération favorise son opposant, le maréchal Khalifa Haftar (EUROPE 12483/29).

« Nous allons voir comment nous pouvons résoudre les questions soulevées par Malte », a expliqué le haut fonctionnaire. Selon lui, le Haut Représentant de l’UE, Josep Borrell, devrait rappeler la nécessité de confirmer les moyens déjà annoncés pour cette opération. 

Par ailleurs, le comité militaire se réunira, toujours par visioconférence, mercredi 13 mai, pour discuter de l'impact du coronavirus. (Camille-Cerise Gessant)

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