L’UE et le Royaume-Uni risquent de connaître une « crise » si aucun progrès n’est réalisé dans les négociations sur la future relation.
C’est l’avertissement lancé le 5 mai par le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney à la radio RTE, cité par Reuters. La veille, il s’était entretenu avec le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. Lors de cet entretien, les deux hommes ont notamment demandé que des progrès aient lieu sur la pêche, mais aussi sur les conditions de concurrence équitables.
Alors que les deux parties doivent entamer de nouvelles négociations à partir du 11 mai, Michel Barnier a aussi informé le 5 mai les ambassadeurs nationaux des Vingt-sept auprès de l'UE (Coreper) sur le dernier cycle de discussions tenu entre le 20 et le 24 avril (EUROPE 12474/11).
Lors de cet échange avec les ambassadeurs, la démarche du négociateur de continuer à négocier calmement et de manière unie entre les États membres a été confortée. Le négociateur a, selon une source, longuement expliqué la situation après un dernier cycle de négociations qui ne l'a pas satisfait. Il a insisté sur la nécessité d'amener le gouvernement britannique à négocier sur tous les aspects de la relation et pas seulement sur les points qui l'intéressent.
Londres, de son côté, a entamé le 5 mai ses pourparlers avec Washington en vue d'un accord de libre-échange. Ce cycle devrait durer deux semaines. (Solenn Paulic)