« Il est clairement nécessaire de maintenir la fluidité des échanges, à la fois pour garantir l'approvisionnement en produits essentiels et pour envoyer un signal de confiance à l'économie mondiale », estime l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans une analyse sur le rôle de la politique commerciale face à la crise du coronavirus, publiée mi-avril 2020.
Une confiance dans la mondialisation pourtant bien défaillante, déjà avant la crise, qui a été minée ultérieurement par les restrictions aux exportations et autres barrières commerciales mises en place par un grand nombre de gouvernements.
C’est ce contre quoi l’OCDE appelle à lutter : « Il faut de la coopération et de la confiance, par exemple, dans le fait que le marché fournira l'essentiel, que les pays n'imposeront pas de restrictions à l'exportation et que les importations ne présentent pas de risques pour la santé », lit-on dans le document.
Face à l’incertitude sur la pandémie de Covid-19, qui continue de se propager par vagues à travers le monde, l’organisation prône l’amélioration de la transparence des politiques commerciales, notamment par le biais de l’OMC.
L’Organisation soutient d’ailleurs toute initiative plurilatérale dans le cadre de l’OMC visant à réduire ou éliminer les tarifs sur les produits, une initiative également soutenue par certains pays européens et par le Parlement (EUROPE 12471/7, 12468/15).
Finalement, l’organisation appelle à une vision sur le long terme, exhortant les gouvernements à faire primer dès aujourd’hui dans leurs décisions l'intérêt public sur les intérêts particuliers.
L’OCDE a aussi revu ses estimations de croissance publiées en mars 2020 : elle estime une baisse de la croissance annuelle du PIB de 2 points de pourcentage pour chaque mois passé sous les mesures de confinement,
Pour consulter l’étude (EN) : https://bit.ly/3eAlZsQ (Hermine Donceel)