17/04/2020 (Agence Europe) – « Dans un certain nombre d'États membres, les gouvernements essayent de façonner la couverture médiatique de la crise sanitaire », alerte Stefan Schennach, rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur la liberté des médias et la protection des journalistes. « Sous prétexte d'éviter les fausses informations qui peuvent être nuisibles à l'ordre public, ils empêchent la transparence et bâillonnent les critiques », notamment en usant de sanctions telles que des amendes, des enquêtes policières ou des expulsions de correspondants étrangers. « Pire encore, dans certains pays, la pandémie a servi de prétexte aux gouvernements pour adopter des lois, des décrets ou des décisions qui peuvent avoir un effet restrictif sur le travail des journalistes, même après la crise actuelle », poursuit-il en citant la Hongrie, la Turquie, l'Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, la Roumanie, l'Arménie et la Russie. « La pandémie ne peut être une excuse pour museler la presse », conclut-il. (VL)