Un tiers des États membres ont déjà fermé tous leurs établissements scolaires, un tiers sont en train de le faire dans certaines régions et un dernier tiers laissent pour l'instant les écoles et les instituts de formation fonctionner normalement. C'est le constat dressé jeudi 12 mars par la ministre croate de l'Éducation, Blaženka Divjak, après la visioconférence qu'elle a tenu avec ses homologues européens sur le coronavirus.
Un format de rencontre inédit, mais qui a commencé à se multiplier ces derniers temps, comme en témoigne le sommet extraordinaire des chefs d'État ou de gouvernement, le 10 mars dernier. L'objectif est en effet de limiter au maximum les contacts humains afin de contenir la propagation du virus, qualifiée la veille de « pandémie » par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Cette réunion a été qualifiée d'« excellente » par Blaženka Divjak, qui a affirmé en conférence de presse qu'une vingtaine de ministres y avaient participé. « Le but de cette réunion était de discuter de nos expériences respectives au moment où le virus a un impact de plus en plus lourd sur nos systèmes d’éducation », a-t-elle ajouté, soulignant qu'il était essentiel de « garantir la santé et la sécurité des apprenants et du personnel, tout en évitant une perturbation majeure ou une interruption des services d’enseignement ». Plusieurs pistes ont été évoquées, comme le télétravail des parents ou le recours à des congés maladie pour s'occuper des jeunes enfants ou encore l'apprentissage à distance, y compris via la télévision en l'absence de matériel informatique.
Parmi les États qui mettent à l'arrêt leur système scolaire, citons notamment l'Italie, l'Irlande, le Danemark, la Slovénie et la Pologne. La Croatie, elle, prévoit de fermer ses écoles et universités dans la région d'Istrie dès le 13 mars. (Sophie Petitjean)