Les initiatives de science citoyenne qui mobilisent des citoyens pour mesurer la pollution atmosphérique au niveau local peuvent produire des informations utiles, selon un nouveau rapport publié par l'Agence européenne de l'environnement (AEE), jeudi 12 mars.
Par science citoyenne, on entend, par exemple, l'initiative 'CleanAirSchool', lancée en mai 2019 pour mesurer les concentrations de dioxyde d'azote par des échantillonneurs (EUROPE 12264/14).
Le rapport de l'AEE présente des exemples probants d'utilisation d'appareils simples et peu coûteux, permettant de fournir des informations pouvant être utilisées, par exemple, pour améliorer les modèles officiels utilisés pour évaluer les niveaux de pollution et identifier des actions adéquates pour améliorer la qualité de l'air. Cela permet aussi d'accroître la sensibilisation du public à un fléau responsable de plus de 400 000 décès prématurés par an dans l'UE.
L'AEE estime que, dans un avenir proche, le nombre croissant de ces initiatives associé aux nouvelles approches de numérisation des données pourrait constituer un changement de paradigme dans la manière de surveiller la qualité de l'air.
Le rapport souligne toutefois que les différents types d'appareils ont chacun des avantages et des inconvénients spécifiques dont les utilisateurs doivent être conscients.
Les capteurs à faible coût peuvent, par exemple, être sensibles aux conditions météorologiques ou ne pas avoir la capacité de mesurer des concentrations de polluants très élevées ou très faibles.
Pour lire le rapport en anglais : http://bit.ly/2IDpHTV (Aminata Niang)