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Bulletin Quotidien Europe N° 12445
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Commission et Athènes proposent aux migrants arrivés en Grèce avant le 1er janvier 2020 un programme spécial pour repartir dans leur pays d'origine

La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, a annoncé, jeudi 12 mars, aux côtés du ministre grec chargé de l’Immigration et de l’Asile, Panagiotis Mitarachis, un ensemble de mesures pour alléger la pression migratoire sur les îles grecques, notamment via un nouveau programme de retour volontaire vers leur pays d’origine des personnes présentes dans les camps.

La commissaire a aussi officialisé la tenue en Grèce, au mois de mai, d’une conférence internationale, parrainée notamment par l’UNICEF, sur le soutien aux enfants et adolescents migrants non accompagnés.

Ce programme de retour volontaire ne sera ouvert que pendant « un mois », a précisé la commissaire et sera mené par les autorités grecques, l’Organisation internationale des migrations (OIM), mais aussi l’agence européenne de garde-côtes et garde-frontières, Frontex. Il ne concernera que les personnes arrivées en Grèce « avant le 1er janvier » et pourra concerner jusqu’à 5 000 personnes. Chaque migrant souhaitant repartir vers son pays d'origine recevra aussi 2 000 euros, a ajouté la responsable.

Pour la commissaire, comme elle l’a dit lors d’une conférence de presse, ce programme d’assistance spécial temporaire aura pour effet « de soulager un peu la pression » migratoire dans les îles où se trouvent près de 40 000 demandeurs d’asile, très souvent avec des conditions de vie exécrables.

À propos des mineurs non accompagnés, outre la tenue de cette conférence, Ylva Johansson a indiqué qu’à ce jour, sept États membres s’étaient engagés à prendre en charge sur leur sol au moins 1 600 mineurs ou personne vulnérables. Elle s'est réjouie de ce « bon début ».

La commissaire s’est aussi entretenue avec les autorités grecques sur la décision de suspension pendant un mois des dépôts de demandes d’asile en réaction à l’arrivée de 15 000 migrants à la frontière gréco-turque.

La commissaire a appelé Athènes à appliquer le droit international et le droit européen. Cela veut dire que chaque personne désireuse de déposer une demande d’asile doit pouvoir être entendue et son cas examiné avant d’être renvoyé. La Commission n’a pas précisé comment ces demandes d’asile pouvaient être déposées, s’il convenait, par exemple, de laisser entrer ces personnes ou d’envoyer des fonctionnaires grecs à leur rencontre.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, devait accompagner la commissaire, mais a annulé son déplacement mercredi soir en raison de la crise du coronavirus et de ses développements en Italie et dans l’UE. (Solenn Paulic)

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