11/02/2020 (Agence Europe) – La menace de sanctions n'aura pas fait ployer Phnom Penh : alors qu'est attendue, mercredi 12 février, une décision de la Commission européenne de pénaliser le régime du Premier ministre cambodgien, Hun Sen, pour violation des droits humains, en le suspendant de privilèges tarifaires accordés dans le cadre de l'initiative 'Tout sauf des armes' (TSA), ce dernier choisissait, une nouvelle fois, la provocation. Mardi 11 février, il déclarait « nous avons déjà goûté à d'innombrables guerres, des tragédies qu'ils ont provoquées, mais nous ne sommes pas morts », d'après l'agence de presse Reuters. Il a ajouté que le Cambodge « ne s'inclinerait pas devant n'importe qui ». La suppression des généreuses préférences tarifaires européennes pourrait toutefois affecter environ un million d'employés, dans un pays qui souffre par ailleurs du ralentissement de l'économie chinoise, frappée par l'épidémie de coronavirus. (HD)