Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a regretté, mardi 11 février, la non-concurrence lors des élections législatives anticipées en Azerbaïdjan le 9 février.
Les membres du Parti du nouvel Azerbaïdjan au pouvoir et les candidats fidèles au gouvernement auraient largement remporté les élections.
« Selon l'évaluation préliminaire de l'OSCE/BIDDH, malgré un nombre élevé de candidats, la législation restrictive et l'environnement politique ont empêché une véritable concurrence lors des élections », a ainsi regretté le porte-parole dans un communiqué. Selon lui, certains partis d'opposition ont boycotté le scrutin en raison de l'environnement restrictif alors que d’autres ont été empêchés de se présenter, car le pays n’a pas exécuté les arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme concernant les violations du droit à des élections libres.
« L'UE regrette que les recommandations formulées de longue date par l'OSCE/BIDDH et la Commission de Venise du Conseil de l'Europe n'aient toujours pas été prises en compte », a souligné le porte-parole, ajoutant que l’Union était prête à apporter son aide dans ce processus.
Élément positif : la commission électorale centrale a déployé des efforts concertés pour agir dans la transparence et s'est montrée accueillante envers les observateurs internationaux, a-t-il expliqué.
Malgré le manque de concurrence, l’UE se réjouit à l’idée de poursuivre le dialogue et de travailler en étroite collaboration avec le Parlement nouvellement élu, selon le porte-parole. (Camille-Cerise Gessant)