Les négociations sur le mandat de la future commission spéciale du Parlement européen sur l'intelligence artificielle pourraient débuter lors de la session plénière du 10 au 13 février à Strasbourg, a appris EUROPE. Deux autres commissions spéciales, à savoir celle sur le cancer et sur les fausses nouvelles, et une sous-commission TAXE, sont également confirmées.
Selon nos informations, les différents coordinateurs et vice-coordinateurs des groupes politiques sont invités à se prononcer au plus vite sur la forme que devrait prendre la future commission spéciale sur l'intelligence artificielle et numérique.
A priori, cet organe devrait être composé de 30 à 35 membres et être mis sur pied pour une durée de 12 mois. Il devrait respecter le partage des compétences et ne pas empiéter sur le travail des commissions permanentes déjà actives sur l'intelligence artificielle, comme les commissions des affaires juridiques, de l'industrie ou encore de la protection des consommateurs. En effet, il n'aura pas de pouvoir législatif et pourra tout au plus adopter un rapport d'initiative non législatif.
Selon un projet de mandat vu par EUROPE, il sera principalement chargé d'examiner de manière coordonnée le paquet d'initiatives que la Commission doit présenter le 19 février, à savoir : une stratégie sur l'Europe à l'ère numérique, une stratégie sur les données et une consultation sur l'intelligence artificielle. Il pourra également analyser l'impact de l'intelligence artificielle et numérique, entre autres sur les compétences, les technologies financières, l'éducation, la santé, les transports, l'agriculture, etc. (Sophie Petitjean et Pascal Hansens)