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Bulletin Quotidien Europe N° 12420
INSTITUTIONNEL / Allemagne

Après les élections en Thuringe, plusieurs familles politiques européennes appellent à un front uni contre l’extrême droite

L’élection, mercredi 5 février, du candidat du Parti libéral-démocrate (FDP), Thomas Kemmerich, à la tête du Land de Thuringe avec les voix de l'extrême droite, a provoqué un tollé en Allemagne et suscité l’indignation de plusieurs familles politiques européennes.

C’est la première fois dans le pays, depuis l’après-guerre, que le président d’un Land est élu grâce au soutien de l’extrême droite. M. Kemmerich, qui avait obtenu les voix de tous les élus du parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) et d’une majorité des membres de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), a finalement renoncé à ses fonctions.

Le chef de file des libéraux européens, Dacian Cioloş, président du groupe Renew Europe, s’est dit « soulagé que la voie ait été ouverte pour de nouvelles élections ».

« Pas de concessions, pas de compromis sur nos valeurs libérales », a-t-il indiqué sur Twitter, précisant que tout arrangement avec l’extrême droite était inacceptable.

Une ligne défendue également par le Parti socialiste européen (PSE), dont le président, Sergei Stanishev, a assuré qu'il attendait des « partis qui se disent centristes » qu'ils adoptent un comportement responsable. « Échanger la protection des institutions démocratiques contre des gains politiques à court terme est une erreur et se retournera contre nous », a-t-il mis en garde.

Martin Schirdewan, coprésident du parti GUE/NGL, et responsable de l'État de Thuringe au sein de la délégation de Die Linke au PE, a estimé, dans un communiqué, que les libéraux allemands avaient brisé un incroyable tabou. « Le FDP et la CDU sont ceux qui font le plus de tort à la démocratie », a-t-il déclaré.

Les coprésidents de la délégation écologiste française au PE, Michèle Rivasi et David Cormand, ont déploré que l'extrême droite soit devenue « une variable d'ajustement politique » et s'en sont, pour leur part, pris au groupe PPE.

Ils regrettent que ce dernier ait suspendu le Fidesz de Viktor Orban plutôt que de l'exclure (EUROPE 12418/17) et que « la force numérique du groupe » compte davantage que la démocratie.

Le PPE, lui, n'a pas communiqué à ce sujet, confirme une source européenne. (Agathe Cherki – stage)

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