L’assemblée politique du PPE a confirmé, lundi 3 février en soirée, que le Fidesz du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, restera suspendu de la famille politique au moins une année. Le statu quo ayant été maintenu, comme l’avait déjà indiqué le président du PPE, Donald Tusk, la semaine dernière (EUROPE 12414/6), la situation des élus du Fidesz au groupe PPE ne change pas non plus, ces 13 membres, eux, n’étant donc pas suspendus.
Le PPE a aussi décidé, lundi, lors de son Assemblée politique, de tenir un nouveau congrès sur les valeurs du parti chrétien-démocrate pour refaire le point sur le cas du parti du Premier ministre hongrois, si, d’ici là, le Hongrois n’a pas décidé de quitter la famille du PPE de lui-même, comme il l’a parfois laissé entendre. Ce congrès sera organisé début 2021.
Le président du PPE avait retenu le principe de la prolongation de cette suspension décidée en mars dernier (EUROPE 12218/8) au vu de l’incapacité du Parti à se mettre d’accord sur le ‘cas’ Orbán.
Ainsi, si la famille finlandaise du Kokoomus plaidait pour l’expulsion, cette option n’a pas retenu de majorité entre les membres du parti. Sur Twitter, une représentante de la droite finlandaise a expliqué qu’il fallait expulser le Hongrois et sa famille, car le « Fidesz est en violation des valeurs et principes du PPE ».
Les Français, les Espagnols et les Italiens font partie des familles ayant rejeté le principe d’une exclusion. Cette officialisation du maintien de la suspension du Fidesz est intervenue alors que Viktor Orbán était à Bruxelles le même jour. Il a notamment rencontré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, qu’il avait soutenue au moment de la désignation des têtes dirigeantes de la Commission européenne et avec laquelle il s’est entretenu du budget européen, a fait savoir son service de communication. (Solenn Paulic)