En donnant, mardi 4 février, le coup d’envoi de l’année 2020, année pour l’action climatique qui verra le Royaume-Uni présider la COP26 de Glasgow, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé le projet de son gouvernement de mettre un terme à la vente de voitures et de camionnettes neuves à essence, diesel et hybrides d’ici 2035, soit cinq ans plus tôt que prévu, voire avant, si une transition plus rapide est faisable.
L’ONG Transport & Environnement (T&E), qui milite pour des transports durables, a aussitôt salué le niveau d’ambition du gouvernement britannique en faveur de la mobilité propre.
« C’est un objectif courageux, qui témoigne d’un engagement sérieux de décarboner les voitures et les camionnettes britanniques. Le gouvernement doit maintenant rapidement mettre en œuvre les législations requises pour y parvenir, en obligeant les constructeurs automobiles à vendre chaque année un nombre croissant de voitures à zéro émission jusqu’à ce que l’élimination progressive soit achevée », a commenté Greg Archer, directeur de T&E Royaume-Uni. L’ONG estime que « des règles claires, avec des pénalités dissuasives pour les constructeurs, sont le meilleur moyen de garantir que l’objectif soit atteint ».
L'annonce de Boris Johnson va beaucoup plus loin que la réglementation de l'UE entrée en vigueur en janvier. Ce règlement établit de nouvelles normes de performance pour la réduction des émissions de CO2 de la flotte européenne de voitures et de camionnettes neuves d'ici à 2025 et 2030 et prévoit des incitants à la commercialisation de véhicules à basse émission ou à émission nulle (EUROPE 12397/16). (Aminata Niang)