Josep Borrell, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, a salué, mardi 4 février, le vote de la veille de l'Assemblée du Kosovo confirmant le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre, Albin Kurti.
Au Kosovo, le 30 janvier, il avait appelé à la formation rapide d’un gouvernement (EUROPE 12415/19), après la tenue des élections en octobre 2018.
« Le nouveau gouvernement a encore beaucoup de travail à accomplir pour mettre en œuvre les dispositions de l'accord de stabilisation et d'association et le programme de réformes européen et pour promouvoir l'État de droit et le développement socio-économique », a prévenu M. Borrell. Pour cela, le pays ne sera pas seul. Le Haut Représentant a promis que l’UE était prête à aider Pristina dans son programme de réformes et à poursuivre son soutien au renforcement de l'État de droit, à l'amélioration de l'administration publique et à la création d'emplois et de croissance.
De plus, selon M. Borrell, la coopération régionale doit être renforcée, tout comme les relations de bon voisinage. Il a donc espéré une reprise rapide du dialogue avec la Serbie. « Le statu quo n'est pas tenable. Il n'y a pas d'alternative à une reprise rapide des pourparlers de normalisation », a-t-il insisté.
En outre, alors que les défis auxquels Pristina est confrontée sont « importants », « le potentiel du Kosovo l'est tout autant », a estimé le Haut Représentant. (Camille-Cerise Gessant)