Après l’Autorité bancaire européenne (ABE) en décembre dernier (EUROPE 12385/8), c’est au tour de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) de dévoiler, jeudi 6 février, sa stratégie en matière de finance durable. Celle-ci détaille comment l'ESMA entend intégrer les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans ses travaux.
Figurent parmi ses priorités, les obligations de transparence, l'analyse des risques liés aux obligations vertes ou encore la convergence des pratiques de surveillance nationales sur les facteurs ESG, avec un accent particulier sur l’atténuation du risque d’écoblanchiment (‘greenwashing’).
L’ESMA entend aussi utiliser les données à sa disposition pour analyser les risques financiers liés au changement climatique, y compris par des « tests de résistance potentiellement liés au climat dans différents segments de marché ».
Elle devrait également participer à la Plateforme européenne sur le financement durable, présidée par la Commission européenne, qui développera et maintiendra la taxonomie de l’UE sur la finance durable (EUROPE 12393/20).
L'autorité se dit aussi prête à accepter de nouveaux mandats de surveillance, si la demande lui en était faite, par exemple en ce qui concerne les normes européennes relatives aux obligations vertes.
Pour l'aider à mettre en œuvre sa stratégie, l'ESMA a mis en place un réseau de coordination sur la durabilité en 2019. Composé d'experts des autorités nationales compétentes et du personnel de l'ESMA, ce réseau sera soutenu par un groupe de travail consultatif des parties prenantes, qui sera instauré dans les mois à venir, annonce-t-elle.
Voir la stratégie : https://bit.ly/2tFrqUU (Marion Fontana)