Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé, vendredi 31 janvier, son intention de nommer un représentant de l’UE chargé du Dialogue entre la Serbie et le Kosovo.
« Nous devons nous engager plus fortement que par le passé, que ces derniers mois, sur comment faciliter ce dialogue. C’est pourquoi j’ai discuté avec le président serbe, Aleksandar Vučić, de la possibilité de nommer un représentant de l’UE pour m’aider afin de faciliter ces conversations », a-t-il expliqué lors d’un point presse avec M. Vučić. M. Borrell a expliqué qu'il voulait suivre de près les négociations, mais qu'il n’avait pas le temps de faire le travail quotidien pour favoriser un accord, ce que devrait donc faire ce Représentant.
Le Haut Représentant a également estimé que le dialogue devrait commencer « dès que le Kosovo aura un gouvernement ». Le président serbe, pour sa part, a mis comme précondition pour la reprise du dialogue la levée des tarifs douaniers contre les produits serbes. Cette levée était aussi une précondition de la Commission précédente.
M. Vučić a estimé qu’il fallait essayer de faire des compromis, mais a précisé que ce qu’il aurait pu proposer il y a quelques mois ne pouvait plus l’être maintenant. Il a aussi rappelé que cela faisait 2 400 jours que les associations de communautés serbes auraient dû être établies. Ces associations sont prévues dans le cadre de l’accord du 19 avril 2013 (EUROPE 10831/18).
Le président serbe a cependant reconnu que, sans une solution avec le Kosovo, « la perspective européenne de la Serbie ne serait pas certaine ». Il a aussi espéré que son pays devienne le 28e État membre de l’UE. (Camille-Cerise Gessant)