L’indice de perception de la corruption, réalisé par l’ONG Transparency International pour l’année 2019, dénote une absence générale de progrès en matière de lutte contre la corruption et met en lumière des disparités persistantes entre États membres de l’Union européenne.
Cet indice, publié jeudi 23 janvier, ne prend en compte que la corruption dans le secteur public. Il attribue à 180 pays une note sur 100.
Derrière la note moyenne de 64/100 attribuée à l’Union européenne se cachent des pays aux situations contrastées. « On distingue toujours, au sein de l’UE, une division entre deux groupes de pays, qui correspond plus ou moins aux États membres les plus anciens et aux nouveaux arrivants », souligne Michiel van Hulten, directeur du bureau européen de Transparency International.
Six États membres font partie du 'top 10' du classement mondial. Il s’agit du Danemark – premier des 180 pays, avec une note de 87/100 – de la Finlande, de la Suède, des Pays-Bas, de l’Allemagne et du Luxembourg.
Les mauvais élèves européens en matière de corruption – la Grèce, la Croatie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie – se situent, quant à eux, entre la 60e et la 74e place du classement, soit à hauteur du Sénégal ou de la Tunisie, avec des notes allant de 48 à 43/100.
En 2019, aucune amélioration n'est à constater, excepté pour l’Espagne et la Grèce. La France, le Royaume-Uni, la Roumanie et la République tchèque, en revanche, accusent un net recul.
« Là où l'UE peut agir, c'est sur l'équilibre et la séparation des pouvoirs », estime Nick Aiossa, responsable de l'unité 'Intégrité politique' de l'ONG.
Il est par ailleurs essentiel, selon lui, de continuer à surveiller ce que deviennent les fonds européens et de protéger les lanceurs d'alerte. Il invite l'UE, « et plus spécifiquement la Commission », à rester vigilante quant à la transposition en droit national de la directive européenne sur les lanceurs d'alerte adoptée en octobre dernier.
Consulter l'indice : http://bit.ly/38B0FPY (Agathe Cherki - stage)